S'expatrier à Barcelone avec Caroline Leblanc
Ecrivain voyageur,  PODCAST

S’expatrier à Barcelone avec Caroline Leblanc

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Bonjour Vagabond !

Pour cet épisode du podcast, j’accueille Caroline Leblanc, auteure de Lettres de Barcelone, un recueil de textes courts écrits pendant ses trois années d’expatriation à Barcelone.

J’espère que vous aurez autant de plaisir à l’écouter que j’en ai eu à la lire et à enregistrer cet épisode. On se retrouve tout de suite !

(Re)lire la chronique consacrée à son livre en cliquant ici.

Écoutez le podcast avec le lecteur audio ci-dessous, ou lisez la courte retranscription un peu plus bas. Cette dernière est moins complète que l’enregistrement audio 😉

L’expatriation, de l’adaptation à l’intégration dans le pays d’accueil

Caroline Leblanc a connu plusieurs expériences d’expatriation. Elle a vécu à Buenos Aires, Madrid, New York et Barcelone.

Paris est resté son centre géographique, sa ville de cœur, l’endroit où elle est revenue vivre entre chaque départ à l’étranger.

« L’endroit où je me sens le plus à la maison »

Chaque expérience a été différente :

  • Buenos Aires et Madrid, dans l’insouciance de l’enfance
  • New York, une année de stage d’études où elle s’est véritablement rendu compte qu’elle pouvait se débrouiller seule
  • Barcelone, première expérience en tant qu’adulte et avec un contrat de travail

Caroline Leblanc conserve un souvenir ému de Barcelone, car c’est la première véritable expérience où elle a pu mettre en pratique tout ce qu’elle avait appris lors des expériences précédentes.

De plus, c’était la première fois qu’elle habitait au bord de la mer 🙂

Pour Caroline Leblanc, vivre à l’étranger n’est pas une recherche en soi, mais une opportunité à considérer. Elle ne partirait pas partout ni dans n’importe quelle condition.

Ah les opportunités… on en parlait déjà avec Delphine Ciolek dans l’épisode précédent du podcast Plume vagabonde.

Pour ce qui est de l’adaptation au pays d’accueil, la connaissance de la langue facilite bien les choses.

Selon Caroline Leblanc, la définition de l’adaptation dépend de chaque personne. Pour certains, elle peut se limiter au fait d’être à l’aise dans un cercle qui se restreint à son lieu de travail et aux milieux d’expatriés. Elle, elle souhaite aller plus loin. Elle cherche plus qu’à s’adapter. Elle essaye de s’intégrer complètement, d’avoir le même mode de vie que les locaux.

Cela prend beaucoup de temps.

Pendant la 1re année, 1re année et demie, les relations sociales se sont d’abord limitées aux collègues puis aux groupes d’expatriés. Ce sont les premiers cercles d’interaction sociale.

Avec le temps, et via des activités de loisirs (chorale), Caroline Leblanc a pu faire de vraies rencontres avec des Barcelonais.

Apprendre la langue est un signe fort dans l’objectif de l’intégration.

« Signe de ma part que le pas que je faisais vers eux était réel »

Lettres de Barcelone, la naissance d’un livre

Lettres de Barcelone de Caroline Leblanc

En août 2019, Caroline Leblanc publie Lettres de Barcelone où elle nous conte sa Barcelone.

Au départ le livre n’est qu’une série d’emails écrits quotidiennement pour garder le lien avec ses proches (famille, amis, collègues). Dans les premiers temps, 20 personnes reçoivent chaque jour des nouvelles de l’auteure, puis le cercle s’élargit progressivement.

Le format, tel qu’on le retrouve dans le recueil, s’établit après 4 ou 5 lettres.

Chaque texte correspond à une petite histoire.

Ce qu’il manque aux lecteurs aujourd’hui, si vous lisez Lettres de Barcelone, ce sont les formules de politesse du style « Chers tous » et «  À bientôt » ou « Je pense à vous ».

Ce que vous ne voyez pas non plus dans le texte définitif, ce sont les réponses des destinataires qui ont réagi de façon variable en fonction des thèmes abordés dans les lettres.

Un recueil très complet, multi-thèmes : Caroline Leblanc y aborde la vie quotidienne, l’histoire, la politique, etc.

L’enchaînement des lettres est chronologique. On peut tout de même les lire dans le désordre, mais dans ce cas, on percevra moins l’effet du temps sur l’auteure, son évolution, son adaptation puis son intégration dans sa nouvelle vie catalane.

Au départ, Lettres de Barcelone n’était pas destiné à être publié. Puis, en l’imprimant pour en faire un cadeau de fête des Mères, l’idée d’en faire un livre a germé.

Lettres de Barcelone, c’est aussi la volonté de partager l’expérience de l’expatriation à un cercle plus large que celui des proches, ainsi que de témoigner sur cet événement historique que Caroline Leblanc a vécu de près : la déclaration d’indépendance de la Catalogne en 2017.

De plus, le livre pourrait présenter un intérêt pour de futurs expatriés ayant besoin de se rassurer sur cette expérience de l’expatriation, certes très riche, mais qui peut se révéler angoissante.

Évadez-vous à Barcelone le temps de la lecture de ce livre

Caroline Leblanc voue une grande passion au football !

Naissance une année de coupe du monde, passion des enfants argentins qui partageaient son quotidien alors qu’elle vivait à Buenos Aires, ambiance familiale exaltée devant les matchs, vecteur d’intégration pendant son adolescence à Madrid où elle devient fan du Real, c’est naturellement que ce sport fait quelques incursions par-ci par-là dans les lettres de l’auteure. Une passion pour le Real que l’on évite d’exposer dans les terres du Barça !

Sa lettre préférée ? Celle où il est question de la chorale avec laquelle elle chante dans la rue, Place de la Cathédrale. Un moment fort de sa période d’expatriation, comme de son recueil. Cette lettre figure à la fin du livre.

« L’expérience la plus éloignée de qui je suis apparemment »

Cet épisode consacre son intégration à Barcelone, un instant où elle a la sensation d’être passée de l’autre côté du miroir, de faire véritablement partie du paysage, de la vie des Barcelonais.

Caroline Leblanc a pourtant choisi de vous lire un extrait d’une autre lettre. Certainement la préférée de ses lecteurs, ou en tout cas, celle qui revient le plus souvent dans les commentaires et les conversations.

Il s’agit de la première fois où elle amène ses lecteurs à la plage.

RER-sur-Mer

Lecture de l’extrait. Pour l’entendre, il faut écouter le podcast à l’aide du lecteur audio en haut de page 😉

Une bonne dose de soleil pour notre journée !

RER-sur-Mer, c’est une lettre qui fait le lien entre Paris et Barcelone.

« En tant qu’expatriée, j’étais toujours dans la comparaison, une comparaison bienveillante entre les 2 villes (…) mi-touriste, mi locale »

Retrouvez et suivez Caroline Leblanc

Podcast avec Caroline Leblanc, auteure de Lettres de Barcelone

À l’heure actuelle, Caroline Leblanc travaille sur plusieurs projets :

  • la traduction de Lettres de Barcelone en espagnol,
  • écriture de Lettres de Paris où elle vit actuellement, une sorte de suite de Lettres de Barcelone

Retrouvez Caroline Leblanc sur son site internet

Lettres de Barcelone, disponible uniquement sur Amazon

En savoir plus sur son livre dans la chronique qui lui a été consacrée.

N’oubliez pas de vous abonner au blog pour être tenu informé des nouvelles publications (articles et podcasts). Les abonnés peuvent également poser leurs questions aux auteurs invités pour Plume vagabonde !

Crédit musical podcast : Nordgroove de Fugue

Crédit photo (image d’en-tête) : Caroline Leblanc


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7 commentaires

  • Alexandre Willocquet

    Merci pour ce partage ! Quand on a la chance d’avoir déjà mis les pieds quelques fois à Barcelone, on s’y retrouve instantanément projeté… et je n’aurais pas choisi mieux que le Port au bout des Ramblas (ma dernière vision avant de rejoindre l’aéroport) !
    Et quand on a l’intention de s’y installer un jour, comme moi (suite à un rendez-vous manqué l’an dernier), eh bien on note précieusement les références du livre pour préparer l’expérience catalane. Qui sera d’autant plus facile que je suis pour ma part plus Barça que Real ! 😉

    • Carine

      Oh, super heureuse que ce podcast ait tapé dans le mille ! Tu ne seras pas déçu par le livre. Il nous fait véritablement vivre une expérience barcelonaise. Je ne peux que le recommander.

  • Alicia M

    Merci pour ce podcast Carine,
    C’est un partage d’expérience très inspirant. J’ai beaucoup apprécié d’entendre votre échanges.
    Au plaisir d’entendre le prochain. 😊

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