Préparation voyage,  Voyage au long cours

Le confinement, bootcamp pour voyageur longue durée

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Première mondiale, un bootcamp pour se préparer physiquement et mentalement à un voyage au long cours : le confinement !

D’ampleur mondiale et totalement gratuit (vous ne dépensez pas un centime pour être confiné même si cela vous coutera peut-être de l’argent sur le plus long terme), ce camp d’entrainement vous offre 10 axes de travail pour préparer votre futur voyage longue durée. Ce serait dommage de vous en priver !

Vous devez vous dire, mais elle est complètement folle celle-là ! Quels points communs entre le super tour du monde dont je rêve et le tour maintes fois répété de mon appart sans balcon au 5e étage de l’immeuble ? En quoi le confinement, roi des privations de liberté peut-il me préparer à ce voyage où je serai, enfin, totalement libre, sans chef ni patron, sans comptes à rendre à personne ?

Laissez-moi donc une chance de vous montrer que les deux situations ne sont pas si éloignées qu’elles en ont l’air.

Un article qui sent le vécu, soufflé par mon cher mari au réveil ce matin. Pas trop tôt le réveil en cette période de confinement où les contraintes horaires dues à l’école sont inexistantes (je travaille à la maison de toute façon). Tiens, un premier point commun avec mon voyage au long cours

De plus, considérer le confinement comme un camp d’entrainement intensif avant un éventuel départ en voyage longue durée peut vous aider à voir cette période spéciale sous un nouvel angle, bien plus positif que vous ne l’imaginiez.

Dans un programme réparti en 10 axes, notre instructeur, j’ai nommé notre chef de l’État, coach hors pair, sait nous inciter à nous dépasser en nous mettant au défi, nous encourager quand il le faut et taper du poing sur la table si nécessaire.

Vous êtes prêt à vous dépasser pour atteindre votre objectif ?

Voici les 10 épreuves du confinement, le bootcamp des voyageurs au long cours.

1. Confinement et voyage : l’art de s’adapter à une nouvelle vie

Que ce soit dans cette période d’immobilisme forcé ou en voyage au long cours, il y a un laps de temps nécessaire pour s’adapter à une nouvelle vie, qu’elle soit choisie ou imposée. Perte de repères, nouveau rythme, nouvelles contraintes, nouvelles activités.

Sur la route, passées les premières semaines où vous aurez (peut-être) la sensation d’être en vacances, votre rythme de vie n’aura rien à voir avec des vacances. Un planning à suivre, des horaires de transports à respecter, des durées d’autorisation de séjour à ne surtout pas dépasser, un rythme différent dans chaque pays visité, une adaptation nécessaire à chaque passage de frontière.

Vous allez perdre tous vos repères, voir surgir de nouvelles contraintes. Où dormir ce soir ? Où trouver une laverie pour le linge sale que vous trainez dans votre sac à dos depuis 15 jours ? Au bout de 6 mois, où trouver du pain ? Et un morceau de fromage ? Ooooùùùù ?

En même temps que vous allez vous adapter, vous irez de plus en plus vers de nouvelles activités que vous n’aviez jamais, ou peu pratiqué, par manque de temps ou parce que l’opportunité ne s’était jamais présentée.

Finalement quelle différence avec le confinement ?

Aucune.

Seules les contraintes seront différentes.

Dans tous les cas, cette période de réclusion à domicile a mis un coup de pied dans vos habitudes. Plus du tout d’activités le soir ou le week-end, pas d’enfant à amener au judo pendant qu’il faut récupérer son frère à la musique, pas d’ado lycéen à tirer du lit aux forceps à 6 heures du mat tous les jours de semaine pour qu’il puisse prendre son bus, terminés les matchs du samedi, etc. Nouveau rythme.

Pour occuper le temps libre laissé par l’absence de toutes vos loisirs, vous vous êtes mis à la cuisine, la lecture, le yoga… Nouvelles activités.

Vous avez bien dû vous conformer à cette nouvelle vie dans un délai très court. Comme en voyage ! Un jour on est à la maison avec tous nos repères et notre confort, le lendemain on se retrouve dans la brousse africaine ou la frénésie des villes d’Asie du Sud-Est.

Adaptation, flexibilité, résilience (pour utiliser un mot devenu à la mode tout d’un coup).

Si vous vous appropriez cette nouvelle vie pendant le bootcamp confinement, vous êtes prêt pour vous adapter à votre future vie de tourdumondiste.

La nature, reine de l’adaptation – Sunser crater – Arizona – États-Unis

2. À la maison ou au bout du monde : apprendre à vivre avec peu, direction le minimalisme

La perte de repères en voyage implique qu’il est parfois difficile de se procurer ce dont on a besoin. Ou ce dont on croyait avoir besoin. Parce que l’on ne trouve pas ce qu’on a l’habitude d’acheter, on n’acquiert pas forcément le produit qui y ressemble, on attend la prochaine ville, le prochain pays… puis on finit par oublier qu’on en a besoin, on fait sans….

Bon évidemment, pas s’il s’agit d’une paire de chaussures ! Toutefois, ce constat fonctionne avec beaucoup d’autres besoins que nous pouvons avoir en tant qu’Occidentaux.

Ce que vous croyiez essentiel l’est-il vraiment ?

Vous avez besoin d’un nouveau vêtement ? d’un accessoire pour faciliter votre vie de baroudeur ? d’une pièce pour réparer votre véhicule ? Là encore, vous aurez peut-être des difficultés à trouver ce que vous cherchez à l’autre bout du monde. Vous réparerez, rafistolerez, serez créatif, ingénieux. Système D. Là-dessus, les habitants des pays en développement ont beaucoup à nous apprendre.

De plus, un voyageur au long cours part plusieurs mois à plusieurs années sans avoir, souvent, la moindre rentrée d’argent pendant son périple, ou en tout cas d’un montant bien inférieur à ce qu’il gagnait avant de partir à l’aventure. Vous voyagerez probablement en grande partie sur vos économies. Et, sauf si vous avez gagné au loto, ce qui est plutôt rare chez les voyageurs comme chez les autres, votre budget est limité. Parfois, très limité.

Si vous vous demandez comment financer un tour du monde, vous pouvez lire cet article.

Le vagabond compte !

Il compte tout le temps même !

Pour savoir s’il peut ou non se payer telle ou telle activité, se permettre un extra dans ce resto qui le fait saliver, se payer une chambre d’hôtel avec un matelas confortable en remplacement de son habituel lit en dortoir…

Comme vous avez envie de vous payer ces petits plaisirs de la vie (quand le feriez-vous si vous ne pouvez pas le faire pendant le voyage de vos rêves ?), vous consommerez différemment.

Vous vous engagerez ainsi plus ou moins rapidement dans une démarche minimaliste.

À quoi bon acheter des objets, des vêtements supplémentaires ?

Pour alourdir le sac à dos ? Pour payer une surcharge bagage à l’aéroport ? Pour encombrer les placards du camping-car déjà pleins ? Au fil du voyage, vous finirez par vous contenter de peu…

Et même les excursions qui vous tenaient à cœur au départ deviennent superflues. Un tour en 4×4 hors de prix à Monument Valley ? Et si on allait simplement jusqu’à la première butte à pied ?

Dans cette période de confinement, vous ne pouvez pas acheter tout ce que vous voulez. Magasins fermés, shopping interdit sauf sur le Web. Cependant, même si le nombre de commandes en ligne a augmenté, je suis prête à parier que vous avez nettement moins consommé que d’ordinaire sur le dernier mois et demi que nous venons de vivre.

Vous dirigeriez-vous sur la voie du minimalisme ?

En êtes-vous au stade où vous réfléchissez ainsi ?

En ai-je vraiment besoin ? C’est pas grave, j’achèterai plus tard. Voyons voir comment je pourrais réparer ou réutiliser ce vêtement abimé…

Si vous en êtes là, le programme d’entrainement vous a bien préparé. Vous êtes prêt pour partir en voyage pendant plusieurs mois.

3. Confiné ou globetrotteur en couple et en famille : le défi d’être ensemble 24/7

Être ensemble 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. A priori, un vrai défi ! En tout cas, c’est ce qu’il vous a semblé difficile au début du confinement si on en croit toutes les publications sur les réseaux sociaux, toutes ces allusions faites à la télévision. Depuis, les messages publicitaires tendent à vous faire prendre conscience de la chance que vous avez de pouvoir vous rapprocher de ceux que vous aimez, de ceux desquels vous vous étiez peut-être éloigné à cause d’une vie trop remplie.

Le voyage au long cours, ce sera ça, 6 mois, un an, deux ans. Sauf si vous partez en solo, le couple, les parents, les enfants, les frères et sœurs, ensemble, tout le temps.

Un vrai défi ?

Je ne sais pas.

Moi je considère plutôt cela comme une chance extraordinaire.

Pas facile tous les jours, c’est vrai, mais une chance extraordinaire quand même d’avoir le temps de voir ses enfants grandir, de voir son conjoint s’épanouir, de profiter de ceux qu’on aime.

Si vous passez le cap du confinement sans crise durable (les crises passagères sont inévitables et certainement salutaires), et sans divorce, vous pouvez prendre un aller simple pour le bout du monde en couple ou en famille.

En famille, à la fin de 11 mois de voyage

4. Ici ou là-bas : physiquement éloigné de ceux qu’on aime

Pendant plusieurs mois de voyage, seul le noyau familial constitué des parents avec leurs enfants se retrouve à vivre ensemble 24/7. Vous serez loin de vos proches, autres membres de la famille, papi, mamie, tatie, tonton, cousins, et amis !

Passer des mois sans pouvoir partager son bonheur avec le reste de la famille, ne pas être là dans certains moments importants pour vos proches parce que vous vivez un tour du monde extraordinaire, ce n’est pas si facile que cela à vivre. On aime partager un apéro, un repas avec ceux qui comptent, se retrouver, partager, échanger, discuter.

Impossible à l’autre bout du monde. Impossible en confinement. Même combat.

Vivre confiné, c’est apprendre à ne plus avoir de contact proche avec ses proches.

Ce que vous trouvez aujourd’hui difficile en confinement (et ça l’est), vous le trouverez également rude en voyage. Bien sûr, vous relativisez. Aujourd’hui, c’est pour la bonne santé de tous. Demain, ce sera pour vivre votre rêve.

Alors, évidemment, vous trouvez des solutions pour maintenir le lien, pour rassurer, pour continuer de partager la vie de ceux que vous aimez. On en vient donc naturellement au programme suivant du bootcamp.

5. En confinement ou en déplacement : plus connecté que jamais

Parce que vous voulez absolument maintenir le lien, toute la famille télécharge WhatsApp et Skype. Vous apprenez aux grands-parents à passer un appel vocal ou vidéo via une connexion Internet. Vous ouvrez des comptes Facebook pour avoir Messenger… et puis aussi Twitter parce que tatie préfère ce réseau social, et puis aussi Instagram parce que le petit neveu préfère celui-ci. Vos gosses voudront, eux, Snapchat, Tik Tok ou je ne sais quel autre. D’ici la publication de cet article, un nouveau réseau social sera né…

En voyage, vous vivrez suspendu au wifi ou à la connexion 3G pour que vos diverses applications utiles au baroudeur fonctionnent :

  • GPS,
  • Google Maps
  • Toute application de géolocalisation
  • Booking pour réserver vos hôtels
  • Une application météo
  • Une appli pour avoir connaissance des meilleurs créneaux pour les aurores boréales en Islande
  • Une autre qui vous donne les heures du coucher du soleil pour prendre des photos qui feront le succès de votre compte Instagram
  • Les réseaux sociaux pour suivre les actualités des différents pays de l’itinéraire (les ambassades ont leur page Facebook qui diffusent en continu des conseils sécurité), ou pour garder le contact avec les voyageurs rencontrés sur la route
  • L’application de votre banque, de votre assurance
  • L’accès aux cours de vos enfants si vous avez opté pour des cours par correspondance
  • L’accès à votre blog si vous en avez un pour tenir informés les proches
  • iOverlander et/ou Park4Night pour ceux qui voyagent avec leur véhicule
  • Musique en streaming, lecture numérique, et tant d’autres…

En voyage longue durée, je n’ai jamais été autant connectée ! C’est pendant cette année de voyage que nous avons ouvert notre 1er blog, créé nos profils Facebook, commencé à utiliser Messenger ou Skype. Je n’avais jamais chargé d’applications sur le téléphone avant cela. Et d’ailleurs, je les ai presque toutes supprimées depuis que je suis rentrée de voyage. Honnêtement, ça sert à quelque chose ? On faisait comment avant ? Utiles en voyage, ces applications ne me servent à rien au quotidien à la maison.

En confinement, vous n’avez jamais été autant connecté. Pour communiquer avec les proches, pour assister à des cours de cuisine en ligne, à des séances de méditation ou de remise en forme, pour vous former, pour gérer la scolarité de vos enfants.

Ce confinement, un vrai bootcamp, je vous dis !

Une préparation à votre futur périple grandeur nature. Seules les applications utilisées et les sites consultés varieront entre les deux situations.

6. Enfermement ou voyage longue durée : gérer l’instruction de ses enfants en famille

Aie aie aie, nous voici arrivés à ce que beaucoup d’entre vous trouvent très très difficile en période de confinement. Et vous avez raison, ce n’est pas une position si simple à tenir.

Si vous partez au bout du monde pour plusieurs mois en famille, vous devrez prendre en main l’instruction de vos enfants. Et là, pas de prof pour vous donner les cours et vous dire quels exercices faire comme c’est le cas actuellement ! Un soulagement ? Peut-être pas. Vous serez livré à vous-même.

École à la maison, instruction en famille, homeschooling, unschooling pour reprendre des termes anglo-saxons, les appellations sont très diverses et reflètent les innombrables méthodes que peut prendre l’instruction en famille ! Avec ou sans cours par correspondance, afin d’avoir un appui, ou pas, vous pouvez choisir la façon dont vous vous chargerez de l’instruction de vos enfants pendant le voyage. Un livre entier pourrait être dédié à cet aspect du voyage au long cours.

Peu de familles savent dans quoi elles s’embarquent lorsqu’elles choisissent de partir en tour du monde avec leurs chers bambins… Papa et maman auront parfois envie de balancer leur chère progéniture par la fenêtre avec leurs livres et leurs cahiers !

Que devient le voyageur ultra motivé au départ ? Celui qui se dit qu’il fera école tous les jours par petites doses, celui qui établit un planning comprenant les week-ends et les vacances pour répartir au mieux les horaires d’école ? Plutôt que de travailler 4 heures par jour (parce que vous faites un tour du monde quand même ! Vous n’allez pas passer toute la journée à faire des Maths et du Français !), on s’y mettra 2 heures tous les jours, mais on maintiendra le rythme pendant les week-ends et les vacances…

On n’a pas besoin de vacances si le travail scolaire n’occupe les enfants que 2 heures par jour… hein ? On n’est pas comme ces feignasses de profs toujours en vacances, hein ? (spéciale dédicace à mes ex-collègues plus courageux que moi qui ai déserté la maison 😘 😘, et clin d’œil à cette page Facebook). Eh bien, non seulement vous leur laisserez les week-ends à vos bambins, et en plus ce ne sont pas eux, mais vous, qui réclamerez les vacances !

N’avez-vous pas été soulagé que les vacances de printemps arrivent pendant le confinement ?

15 jours de répit, sans leçons, sans exercices…

Je pense que l’on ne peut pas trouver de meilleure expérience qu’un confinement pour prendre conscience de l’ampleur de l’instruction en famille… et du temps colossal que cela va vous prendre sur votre voyage. Évidemment, si vous instruisez déjà vos enfants en famille, le confinement ne vous apprendra rien. Un choix courageux de plus en plus répandu.

La scolarité des enfants, un temps à prendre en compte dans la préparation d’un long voyage. Lire ici les erreurs fréquentes dans l’organisation d’un tel projet.

Avec ce programme d’entrainement, vous avez une sacrée longueur d’avance sur les voyageurs longue durée partis en famille sans jamais avoir vécu une telle expérience !

7. Confinement ou voyage : un premier pas vers une meilleure forme physique ?

Un périple de 12 mois, une rando un jour sur deux, quelques treks de plusieurs jours, l’ascension de volcans, du snorkeling, un tour en canoé, beaucoup de marche en ville avec un sac de 10 kg sur les épaules. Peut-être même que vous êtes partis pour un périple à vélo par défi personnel, sportif, ou contraintes budgétaires. Vous n’avez jamais fait autant de sport dans votre vie sédentaire. Ajouté à cela l’absence de stress dû à votre éloignement du travail, et de votre vie habituelle à 100 à l’heure, vous perdrez du poids.

Un périple de 12 mois, beaucoup de trajets en voiture, dans votre camping-car, en transports en commun, beaucoup de spécialités locales à goûter, vous accompagnez les enfants dans la découverte des mets sucrés. D’excursions en 4×4 en visites de musée, d’hôtels en restaurants, de locations d’appartements en supermarchés, vous n’avez plus le temps de faire autant de sport qu’avant. Vous aviez une vie sédentaire, mais étiez un inconditionnel de la salle de sport, du footing le matin. Un stress nouveau lié à la vie 24/7 ensemble. Vous prendrez du poids.

Beaucoup de voyageurs connaissent une variation de leur poids et de leurs conditions physiques pendant leur périple de plusieurs mois. Elles sont souvent relevées par les globetrotteurs. Quel sera votre cas ? Cela dépend de votre vie avant et pendant le voyage.

Qu’est-ce que le confinement peut vous apprendre là-dessus ?

Comment agissez-vous ? Vous appliquez les cours de cuisine toute la journée ou les cours de fitness et de remise en forme diffusés à la télévision et sur des centaines de chaines YouTube ?

Le confinement, une préparation physique de premier choix pour votre tour du monde !

8. Confinement et voyage : une sérénité à rude épreuve ?

Si vous avez tout plaqué pour voyager, vendu votre maison, quitté votre travail, serez-vous serein quant à l’avenir ?

Pour le retour ?

Non, parce qu’il y aura bien un retour un jour ou l’autre, en France ou ailleurs. Navrée de vous le dire.

Si vous n’êtes pas d’un naturel anxieux, peut-être… Cependant, qui n’a jamais eu d’angoisse vis-à-vis d’un avenir incertain ? Retrouverez-vous un emploi en rentrant ? Où vous logerez-vous ? Comment les enfants vont-ils reprendre leur scolarité au retour ? (Parce que, pour beaucoup d’entre vous, l’instruction en famille, vous aurez trouvé ça chouette… mais honnêtement, l’école c’est quand même vachement bien !).

Loin de moi l’idée de vous faire peur ! De nombreux voyageurs se posent ces questions. Certains finissent par renoncer à leur rêve parce qu’ils se heurtent à ce questionnement sans trouver les réponses qui les rassurent. Tous ceux qui sont partis se sont interrogés, mais ils sont passés à l’action quand même et ne l’ont jamais regretté… enfin, je crois. Je n’ai jamais trouvé de témoignage négatif sur toute la ligne.

Qu’est-ce qui vous permet d’être plus serein et de partir quoi qu’il arrive ?

La roue de secours. Le plan B.

Si vous prévoyez une alternative dans le cas où tout ne se passerait pas comme vous le souhaitiez, vous partirez serein et pourrez vraiment profiter.

En quoi consiste le plan B ?

Beaucoup prévoient un petit matelas financier, plus ou moins gros, pour s’assurer un retour pas trop difficile, ou une gestion des imprévus facilitée pendant le trip. Parce que oui, des imprévus, il y en aura ! Un an de voyage ! Ça vous est arrivé, à vous, de passer une année sans avoir des imprévus qui viennent barrer votre chemin ?

Ben, voilà c’est pareil en voyage.

Mieux vaut prévoir 10 mois de voyage et se dire qu’on prolongera le périple s’il reste de l’argent, que d’en prévoir 12 et devoir rentrer au bout de 8 parce qu’on a trop dépensé et qu’on ne peut pas gérer un imprévu.

Que se passe-t-il en ce moment ? Êtes-vous vraiment serein face à l’avenir ?

On veut tous être optimistes, et moi la première. Mais vous ne vous posez pas de questions sur ce que sera notre vie dans l’après-Covid ? Moi, je m’en pose. Je ne crois pas être la seule.

Parmi nous, qui sont les plus sereins ? Ceux qui ont tendance à toujours voir le verre à moitié plein plutôt que vide, évidemment, un état d’esprit que vous pouvez d’ailleurs travailler en ce moment. Mais aussi, tous ceux qui n’ont pas tous leurs œufs dans le même panier avec plusieurs sources de revenus, et surtout certains secteurs d’activité plutôt que d’autres.

Qui travaille dans le milieu du tourisme aujourd’hui s’inquiète plus que d’autres, tout comme les petits artisans et commerçants sans revenus depuis mi-mars ! Comment voir l’avenir sereinement dans ces cas-là ? Difficile. Toutefois, si vous êtes dans ce cas et que vous avez de l’épargne, vous serez moins angoissé que celui qui n’a pas un sou en poche, à de rares exceptions près.

En confinement ou en voyage, la sérénité peut se mesurer à ce qu’il vous reste sur le compte en banque pour finir le mois ou à votre solution de repli. Préparez l’avenir !

Première panne après 15 jours de voyage. La sérénité en a pris un sacré coup. Premier imprévu et pas le dernier…

9. Chez soi ou au bout du monde : le voyage intérieur

Après plusieurs mois sur les routes, à enchaîner les passages de frontière, à s’adapter à chaque culture, chaque mode de vie, à avoir randonné dans les plus beaux paysages, à avoir admiré les plus belles villes, les plus belles œuvres d’art, à avoir fait les plus belles excursions mentionnées dans les guides de voyage, une partie des voyageurs au long cours ralentissent. Leur épopée prend une nouvelle dimension.

Certainement provoqué par la rencontre de l’altérité, autant que par le fait de se retrouver loin de ses repères au bout du monde, c’est le voyage intérieur qui commence avec ses innombrables questions. Auxquelles vous ne trouverez d’ailleurs pas de réponse simple, je vous rassure… ou pas.

Un questionnement sur le sens de la vie, sur ce que vous êtes vraiment, une connexion avec votre être intérieur, une introspection, un retour vers des valeurs qui vous sont chères, que vous aviez peut-être mises de côté pour satisfaire aux exigences de la vie en société.

En tant que voyageur, vous êtes déconnecté de la société dans laquelle vous évoluez. Même si vous y passez du temps, vous n’en comprenez que très peu la langue, n’en saisissez pas toutes les subtilités, toutes les traditions, toute la culture (sauf à voyager vraiment longtemps dans une seule et même région d’un pays). Vous entrez dans le monde social de temps en temps pour satisfaire vos besoins : alimentation, hébergement, rencontres éphémères avec les locaux ou d’autres voyageurs, maintien du contact avec les proches. Vous fonctionnez le plus souvent en vase clos dans votre noyau familial.

C’est exactement ce que vous vivez depuis que vous êtes confiné.

N’avez-vous pas débuté ce voyage intérieur ?

Vous êtes donc prêt à partir.

Merci à ce bootcamp de nous préparer si bien à notre futur périple.

Les grands paysages de l’Ouest américain invitent au voyage intérieur

10. Confiné ou délivré : le retour à l’essentiel

Après plusieurs mois d’adaptation à votre nouvelle vie de voyageur, à assurer l’instruction de vos enfants, à vous satisfaire du minimum, après l’ouverture vers ce voyage intérieur, vous reviendrez vers ce qui est essentiel, ce qui compte vraiment, pour vous.

Ce retour à l’essentiel, il est personnel, même si on y trouve une dimension universelle. Tous les êtres humains ne priorisent pas les valeurs de la même manière. À chacun de se mettre en accord avec lui-même. Et quand il est en accord avec les autres membres de la famille, c’est encore mieux !

Puisque le confinement vous fait passer aussi par toutes ces étapes : adaptation, instruction en famille, rapprochement autant qu’éloignement, il y a de fortes chances que vous ayez entamé votre voyage intérieur et que vous ayez envie d’un retour à l’essentiel, de relations et d’une vie plus simples, mais vraies. Une vie à l’écoute de l’autre et au respect de soi.

Que ce chemin vous mène vers le voyage de longue durée, cela ne m’étonnerait pas !

Alors le confinement, un bootcamp pour voyageur longue durée ?

Alors ? Vous ai-je convaincu que le confinement et le voyage au long cours avaient des points communs que l’on ne soupçonne pas de prime abord ?

Allez-vous en profiter pour transformer cette période en un programme d’entrainement pour une future émancipation à la découverte du monde ?

Bon allez, ça fait déjà 15 minutes que vous glandez à lire cet article.

La pause a assez duré !

Le coach va vous rappeler à l’ordre si vous ne retournez pas au travail tout de suite.

Allez vagabond !

GO GO GO GO !

#Restezchezvous et préparez-vous à ce voyage qui vous tient tant à coeur.

PS : Si le programme de ce bootcamp vous a plu, partagez-le ! Une telle offre ne se refuse pas et se doit d’être partagée au plus grand nombre !


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16 commentaires

    • Carine

      Un voyage longue durée laisse des traces, change des vies. Le confinement laissera aussi sa trace. Reste à savoir ce que nous allons retirer de cette période. Est-ce le début d’un changement de société ? L’avenir le dira.

  • Amandine Bertrand

    Aha j’adore cet article! Et c’est tellement vrai! Ce confinement peut être une vraie bénédiction, tout est dans l’état d’esprit. J’ajouterai que, lorsqu’on est confiné tout seul (comme moi) le point 3 “vivre ensemble 24/7” reste valable. Se retrouver face à soi-même sans autre distraction que le voisin qui se met à jouer du marteau, ça peut être un vrai challenge… Et aboutir à une version améliorée du point 9 “se découvrir”. Apprendre à se connaître et apprendre à vivre avec soi-même, c’est toujours super intéressant en voyage… En plus de se produire constamment lorsqu’on voyage, particulièrement pour les voyages en solo mais également pour ceux avec la famille ou des amis.
    Merci pour ce partage du bootcamp! Me voila reboostée pour mon après-midi de travail 😉

  • Virginie THUILLIEZ

    Ca fait du bien de lire un article qui positive le confinement !!!! Ca commence à devenir long et on a tous besoin de considérer autrement cette ‘aventure’ 😉
    Merci 😉
    De mon côté, le point positif du confinement, c’est que j’envisage mon activité professionnelle autrement. Ca m’a donné envie de diversifier mon offre (j’ai pris le temps de découvrir d’autres disciplines, notamment les soins énergétiques), et l’envie également de remettre un pied “sur le terrain” au lieu de proposer uniquement des services en ligne… Plein de projets pour le retour du “voyage” donc 😉

    • Carine

      Génial ! Du positif pour toi aussi. Je te souhaite de t’épanouir dans cette nouvelle forme d’offre et de prendre du plaisir dans la pratique 🙂
      Merci pour ton commentaire Virginie

  • Alexandre Willocquet

    Merci pour ce parallèle plein d’humour, rafraîchissant et pertinent ! Je crois qu’en filigrane, dans les 2 situations, on retrouve l’importance du mental et les bienfaits d’un état d’esprit de type “Bienvenue les problèmes !”, qui nous pousse à chercher l’occasion de faire différemment, peut-être mieux qu’avant, devant chaque nouvelle difficulté.

    • Carine

      C’est ça, ce genre d’événement nous oblige à nous réinventer. Et si on sait tenir compte des erreurs du passé pour ne plus les reproduire, c’est encore mieux ! Espérons que nous sachions après, faire mieux qu’avant. Merci pour ton commentaire Alexandre.

  • yasmine

    j’aime beaucoup on bootcamp, ce qui a changé c’est que je suis un peu plus slow. Je n’ai pas envie, je ne me force pas. Ma manière de travailler s’est adapté à mes projets. Moins de pression et grande surprise, j’arrive à tout bouclée sans courir partout 🙂

    • Carine

      Effectivement, je crois que cela a pour effet de remettre de l’ordre dans nos priorités. Travailler avec moins de pression permet de gagner en efficacité c’est certain. Pas toujours simple à appliquer. Cette période nous y a un peu contraint… et c’est pas plus mal.
      Merci pour ton commentaire 🙂

  • Virginie

    Merci pour ton article ! Famille de grands voyageurs (expatriés !) nous adorons le confinement car il nous permet justement de passer du temps ensemble ! un luxe !

  • Claire

    De très bon conseils, ce n’est pas une période facile .. malgré le déconfinement de lundi, je pense qu’on n’est loin du retour à la normal :/

  • Claire

    En tout cas ça fait du bien de lire un peu de positivisme par ces temps qui courent 🙂 utilisons cette période à bon escient !

    • Carine

      Merci pour ton commentaire Claire ! Il paraît qu’on peut trouver du positif en toute chose. Ça a effectivement été mon objectif en écrivant cet article 😉

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