Faire de son voyage un livre. 3 conseils pour futur auteur indépendant
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3 conseils pour faire de votre voyage un livre

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Cela faisait un petit moment que j’avais envie de vous proposer un article sur la publication d’un livre. Comment et pourquoi publier un livre de votre voyage ? Tout un programme.

Comme toujours, le temps m’a manqué. Vous savez ce que c’est… les bonnes résolutions, les objectifs, tout ça c’est bien beau, mais les journées ne font que 24 heures… et parfois je préfère m’affaler sur le canapé à ne rien faire. Vous connaissez ? Non ? Serais-je la seule à procrastiner ?

Bref, c’est à la faveur d’un carnaval d’articles organisé par Jérôme Vialleton du blog Écrire et être lu que cette idée est revenue sur le tapis. Jérôme est auteur indépendant, c’est-à-dire qu’il publie et met en vente ses livres sans le concours d’un éditeur. On dit aussi qu’il est auteur autoédité. Comme tous les auteurs de cette espèce, dont je fais partie, il revêt de nombreuses casquettes pour assumer toute la procédure, de l’écriture à la publication puis à la promotion de ses livres. Comme il mène tout cela d’une main de maître et qu’il n’est pas du tout, mais pas du tout débordé, il est aussi blogueur et partage tout ce qu’il sait aux auteurs indépendants, ou à ceux qui veulent le devenir, dans d’excellents articles comme celui-ci qui traite des réseaux sociaux et qui pourrait vous servir par la suite 😉

Mon article du jour participe donc à l’évènement interblogueurs que Jérôme a initié sur son blog et qui a pour but de réunir des blogueurs de tous horizons sur le thème suivant : « 3 conseils pour un auteur indépendant ». À la fin de l’opération, j’ajouterai ici un lien vers la totalité des articles afin que vous puissiez bénéficier d’une belle base de connaissances dans le domaine de l’autoédition.

Comme La Voyageothèque est un blog orienté littérature et voyage, mon objectif du jour est de vous donner 3 conseils pour faire de votre voyage un livre.

Les voici en avant-première !

Osez. Notez. Persévérez.

Voilà, je pourrais m’arrêter là pour aujourd’hui, parce que je suis à la bourre, pardonnez-moi l’expression. C’est aujourd’hui même la date limite pour participer à ce projet d’écriture autour de la thématique proposée par Jérôme Vialleton. Et, grosso modo, il ne me reste que quelques heures pour écrire, corriger, mettre en forme et publier mon article.

Après tout, vous avez eu les 3 conseils.

Osez. Notez. Persévérez.

Comment ça ? Vous en voulez un peu plus ?

Ah, vous me connaissez bien. Vous savez que vous n’aurez pas besoin d’insister longtemps !

Allez, je fais un petit effort. Mais c’est vraiment parce que c’est vous !

Aujourd’hui, je n’aborderai pas le côté technique de la publication qui mériterait plusieurs dizaines d’articles mais plutôt l’état d’esprit que vous devrez développer pour que votre voyage devienne un livre en tant qu’auteur indépendant.

1. Faire de votre voyage un livre et devenir auteur indépendant : osez !

Mais pourquoi écrire un livre de mon voyage et le publier ? Cela n’intéresse personne.

Eh bien justement si, détrompez-vous. Cela intéresse du monde.

Il n’y a qu’à voir tous les blogs de voyage qui fleurissent sur la toile et les très en vogue Instagrameurs et Youtubeurs pour s’en rendre compte. Raconter un voyage intéresse les gens. Vous-même, n’êtes-vous jamais allé sur un blog de voyage pour glaner quelques informations pratiques, quelques retours d’expérience ? N’avez-vous jamais regardé aucune photo sur Instagram ou vidéo sur YouTube, histoire de rêver un peu en voyageant par procuration ? Vous avez peut-être même acheté des livres (oh, ça existe encore ?) pour vous évader au bout du monde par la lecture : récits, carnets et certainement guides de voyage. Ils existent même en numérique pour les accros à la haute technologie. (Euh, je ne critique pas, je suis moi-même devenue addict à la liseuse électronique…)

Vous vous dites que votre voyage ou votre expérience n’a rien d’exceptionnel. Vous n’êtes ni Mike Horn ni Sylvain Tesson ? Ben, la plupart de ceux qui tiennent des blogs de voyage non plus, figurez-vous, et pourtant leurs avis, leurs photos, leurs expériences comptent pour vous.

Alors pourquoi vos périples ne compteraient-ils pas pour d’autres ?

Osez ! Osez publier une photo puis deux. Ajoutez-y quelques phrases pour transcrire votre émotion au moment où vous avez pris la photo, partager l’ambiance du moment. Pas de son, pas d’odeur ou de goût avec une image, ajoutez-y des mots.

J’écoute le silence

Commencez par les réseaux sociaux, c’est facile. Ouvrez un blog et partagez. Osez !

Vous verrez que les gens vous remercieront de partager votre expérience. De nos jours, nous cherchons tous des avis sur le Web avant d’acheter ou de passer à l’action. Vous pouvez aider des gens à partir, à suivre leurs envies, à réaliser leurs rêves en publiant ainsi.

Une fois que vous aurez franchi ce premier pas de la publication sur internet, il ne restera plus qu’à monter la marche suivante et à publier un livre qui présentera votre expérience de manière plus complète. Osez !

C’est le premier pas qui est le plus difficile. Votre expérience vaut autant qu’une autre.

Osez la partager !

2. Voyageur avant d’être auteur : notez !

C’est décidé, vous publiez.

Vous ne savez pas encore si tout cela vous mènera jusqu’au livre papier dans une librairie. Vous n’y pensez peut-être même pas. Cependant, que vous ayez l’intention, ou pas, d’aller jusqu’à cette étape, la prise de notes fait souvent partie du quotidien du voyageur.

Il est d’ailleurs possible que vous ayez déjà noirci des carnets dont vous n’avez rien fait, sur lesquels vous avez relevé des informations sur les lieux visités, le taux de change de la monnaie locale, votre itinéraire avec les kilomètres parcourus, les dépenses quotidiennes, même parfois noté des impressions, des sentiments, voire griffonné quelques croquis, etc. Si vous publiez rapidement sur un blog, cette trace écrite peut remplacer, ou au moins compléter, votre carnet.

Si vous n’êtes pas le genre de voyageur qui se promène partout avec un calepin et un stylo, vous avez de toute façon certainement gardé d’autres types de traces de vos voyages, et notamment les photos. Elles ont ce pouvoir extraordinaire de faire remonter nos souvenirs à la surface. Encore que, avec le temps, la mémoire s’efface et il convient de trier, nommer les clichés pour prolonger ce pouvoir dans le temps. Sans un travail minimum sur vos prises de vue, elles finiront par moisir au fin fond de votre carte mémoire (celle de l’appareil photo, aussi bien que celle de votre cerveau). Si, si, je vous assure les photos numériques moisissent et jaunissent aussi, c’est l’effet du temps et de l’oubli 😉

Ce serait dommage que toutes ces notes, tous ces clichés ne soient pas exploités et se perdent à jamais. En faire un livre permet à la fois de ne pas oublier mais aussi de partager.

Avec le temps, il deviendra aussi le formidable témoignage d’une époque. Qui sait, il rentrera même peut-être dans l’Histoire !

Notez ! pour aider votre mémoire à vous rappeler lorsque vous en arriverez à l’étape de l’écriture.

Notez tout.

Et même plus ! (en tout cas, soyez plus inspiré que dans le gif ci-dessous 😉)

En effet, à ce stade de votre projet, vous êtes en voyage et n’avez probablement aucune idée de ce que sera votre livre. Vous ne savez pas encore si vous opterez pour :

  • un récit (texte exclusivement),
  • un carnet (textes et dessins),
  • un beau livre (photos surtout),
  • un guide (informations pratiques avec textes et photos).

Le livre peut revêtir tant de formes ! C’est aussi ce qui en fait sa richesse.

Voir des exemples de récits de voyage ici, de carnets de voyage , ou encore de guides de voyage par ici.

Donc notez ! Tout ! Les kilomètres, l’argent dépensé, les lieux de vos prises de vue, ce qui vous surprend, ce qui vous impressionne, vos émotions devant un paysage, les moments de joie, les instants galères, etc., etc.

Parmi vos notes, il est possible qu’une infime partie seulement serve à la réalisation de votre livre. Pendant la phase d’écriture, des souvenirs surgiront aussi. Des moments qui vous ont semblé insignifiants pendant le voyage, mais qui tout d’un coup prennent du sens dans votre récit. Laissez aller votre esprit et votre plume… Les notes ne sont qu’un appui, une base indispensable mais incomplète.

Parce que chaque voyage est unique, votre livre sera unique. Et c’est pour cela qu’il sera susceptible d’intéresser les gens.

Notez !

3. Devenu auteur puis indépendant : persévérez !

Vous avez osé publier sur les réseaux sociaux, sur un blog. Vous avez pris des notes lors de votre dernier voyage puis vous les avez réunies.

Vous avez écrit, illustré, mis en page textes, photos et dessins. C’est difficile. Vous ne maitrisez pas toutes les techniques mais vous allez apprendre.

Persévérez !

Ce sont des heures de travail acharné qui vous attendent.

Vous avez mis le point final ?

Bravo !

Vous êtes devenu auteur.

Vous n’avez encore rien publié peut-être, mais prenez conscience du travail accompli. Oui, vous êtes auteur, malgré tout ce que certaines personnes mal intentionnées ou jalouses peuvent en dire : « Aujourd’hui, tout le monde se prétend auteur », entend-on souvent.

À celui ou celle qui vous dit cela, répondez-lui d’ouvrir le dictionnaire.

À l’entrée « auteur », le Larousse précise : Personne qui est à l’origine de quelque chose de nouveau, qui en est le créateur, qui l’a conçu, réalisé ; initiateur, inventeur : L’auteur d’une découverte.

En tant que créateur, vous êtes donc bel et bien un auteur. Votre livre n’est pas encore publié que vous êtes déjà auteur. Oui, vous m’avez bien lue. C’est déjà une grande satisfaction n’est-ce pas ?

Maintenant, place à la publication. Puisque lorsque l’on écrit, c’est pour être lu. Du moins, je le crois profondément. Je ne trouve pas vraiment de sens à n’écrire que pour soi-même.

C’est là que ça va se corser. Vous avez déjà failli renoncer 1000 fois pendant le processus d’écriture.

Pourtant vous n’avez pas laissé tomber.

Persévérez encore ! Sachez que le plus difficile reste à venir !

Mais non, ce n’est pas insurmontable ! Regardez toutes les étapes que vous avez franchies déjà !

Le point final cité plus haut n’en est pas vraiment un.

C’est le début d’un long processus.

Relecture, correction, réécriture, relecture… Et on recommence cette série autant de fois que nécessaire. Chez un perfectionniste, cela peut faire beaucoup… (non, je ne me sens pas concernée, pfff…). Vous pouvez aussi déléguer ces tâches à des professionnels.

Création de couverture, d’un résumé, autoédition via une plateforme gratuite comme KDP de Amazon (format numérique et papier) et/ou Kobo de la FNAC (numérique uniquement), ou mieux encore, sur votre blog si vous en avez un. Vous pouvez faire appel à des prestataires qui diffuseront votre livre au format numérique et/ou papier. Ils sont nombreux sur la toile. Puis, vous devrez créer votre entreprise afin de pouvoir vendre votre livre… Enfin !

Vous êtes à la tête d’une petite entreprise, vous êtes devenu auteur indépendant.

Persévérez !

Non ce n’est pas fini. Ensuite, il faudra vendre votre livre. Promouvoir, réseauter, signer dans des salons, promouvoir encore. Persévérez !

Ne baissez pas les bras devant l’ampleur de la tâche ! Persévérez !

Mais pourquoi me demanderez-vous ?

Pourquoi passer autant de temps à porter ainsi à bout de bras un livre que l’on aura déjà passé tant de temps à écrire ?

Pourquoi autant d’efforts pour faire de son voyage un livre ? Mais à quoi ça sert tout ça ?

À quoi ça sert ?

Pas à gagner des millions c’est sûr. Les chances d’en faire un best-seller sont minimes. Vous n’êtes ni Mike Horn ni Sylvain Tesson.

À quoi ça sert alors ?

Eh bien, quand vous lirez le premier avis positif d’un lecteur inconnu qui aura pris le temps de commenter sur une plateforme de vente,

quand on vous remerciera d’avoir partagé votre expérience,

quand un lecteur recommandera votre livre à des tiers en assurant qu’il a fait un beau voyage en vous lisant,

quand les yeux de votre interlocuteur s’illumineront alors que vous parlerez avec passion de votre livre et de votre voyage lors d’un salon,

quand vous comprendrez que votre ouvrage aura incité des lecteurs à accomplir leurs propres rêves parce que quelqu’un d’autre l’a fait avant eux,

eh bien oui, tout cela, ça vaut bien tout l’or du monde.

Faire de votre voyage un livre. C’est difficile mais ô combien gratifiant.

Parce que faire de votre voyage un livre vous fera grandir, parce que vous en ressortirez humainement enrichi,

Osez. Notez. Persévérez.

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8 commentaires

  • Vie Quatresixquatre

    En réalité, chaque livre est une invitation au voyage. Même en restant chez soi et en écrivant sur la culture du pissenlit (tiens, c’est une nouvelle idée, je vais creuser :)!), on propose au lecteur un dépaysement. A fortiori quand il s’agit de fiction (ce qui est mon cas). Sans compter que le récit de voyage est l’une des formes les plus anciennes de littérature. Je vous encourage tous à lire le “DEVISEMENT DU MONDE” de Marco Polo.

    • Carine

      Bonjour Vie Quatresixquatre !
      Je suis bien d’accord, de nombreux livres invitent au voyage même lorsqu’il s’agit de fiction. D’ailleurs, tu remarqueras que j’ai déjà chroniqué de nombreux romans sur le blog (pour l’Iran ou l’Inde notamment).
      La différence avec le récit de voyage non fictionnel, c’est que le lecteur sait que l’auteur a réellement vu et vécu ce qu’il décrit, a réellement rencontré des obstacles et les a réellement surmontés, contrairement au roman où le héros est créé de toute pièce (même s’il a des défauts et qu’il ressemble à M ou Mme tout le monde). Le fait que le récit de voyage soit ancré dans la réalité démontre au lecteur que tout est possible dans la vie, que l’on peut croire en ses rêves et les vivre, puisque d’autres le font. Avec un récit de voyage, le lecteur découvre des paysages réels, des cultures diverses et vivantes qu’il pourra lui aussi voir de ses propres yeux un jour et qui ne resteront pas uniquement dans son imagination. Là est la puissance de ce genre littéraire.
      Merci pour ton passage sur le blog 🙂

  • Laura

    Waouw ! Ton article donne des ailes ! 😀
    Plusieurs fois on m’a dit quand je montrais mes petites bandes dessinées et mes dessins et écrits de voyages de les publier, d’en faire quelque chose… Je crois bien que je risque de tenter l’aventure ! (J’ai le blog, c’est déjà un bon début ! 😉 )
    Merci pour ton article ! Il est vraiment chouette !

    • Carine

      Merci Laura pour cet enthousiasme !
      Oui, commencer par un blog est un bon début. Cela permet de publier des écrits plus courts et de prendre confiance.
      Oser, c’est bien le plus difficile, oser s’exposer à la face du monde. Mais tu as déjà fait le 1er pas avec le blog donc le reste va suivre… ce n’est qu’une question de temps.
      Hâte de voir ton 1er carnet de voyage publié !
      Et n’oublie pas qu’il pourra être mis en avant sur la Voyageothèque auprès des autres livres que je chronique régulièrement 😉
      A bientôt Laura !

  • Parents en Equilibre

    Persévérer ! Effectivement… Depuis 5 ans, les voyages en terres lointaines ont été mises en suspend pour nouveau voyage : celui de la parentalité. J’ai toujours beaucoup aimé écrire mais écrire un livre complet reste encore un “rêve”… Mais j’ai déjà publié (sur internet) des histoires courtes ou des nouvelles et j’ai de beaux carnets de mes voyages passés (en Inde notamment) 🙂 Merci pour cet article qui me poussera sûrement dans un futur pas si lointain à passer le pas du livre !

    • Carine

      Je ne peux que t’engager à poursuivre ta démarche Valentine. C’est sûr qu’être parent est même plus qu’un voyage, c’est une aventure ! Une aventure qui laisse parfois peu de place à des projets plus personnels que familiaux. De toute façon, il est toujours bon de laisser reposer ce qu’on appelle le 1er jet ! Disons que lorsque tu t’engageras dans le projet de la publication, au moins le temps aura fait son œuvre et te permettra de réaliser plus efficacement la période de relecture-correction-réécriture !

  • Severine Domise

    J’ai effectivement des cahiers remplis de notes de voyage, d’autocollants, d’étiquettes de bouteilles (Inka cola, vous connaissez?) avec encore les pages blanches pour les photos…qui sont toujours en attente. Et j’aime tes encouragements qui montrent qu’on a tous une expérience de voyage différente et que c’est justement ça qui est intéressant! Lire des morceaux de vies et de rencontres, en plus des sites touristiques qui sont déjà décrits 36000 fois partout.
    Je vais y réfléchir… peut-être une avenue à explorer 🙂

    • Carine

      Plus qu’une avenue, un boulevard Séverine !
      Vous pouvez très bien associer tous ces souvenirs à votre domaine qui est l’apprentissage des langues. Une idée au hasard parmi tant d’autres !
      Merci pour votre passage sur le blog. Au plaisir de vous y retrouver. 🙂

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