Préparation voyage,  Voyage au long cours

3 erreurs fréquentes dans l’organisation d’un voyage au long cours

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Tous ceux qui ont préparé un long voyage, que ce soit un tour du monde ou un circuit un peu moins ambitieux, ont été confrontés à des difficultés d’organisation. Je n’ai pas fait exception.

Je dirais qu’il existe 3 erreurs majeures que nous commettons tous plus ou moins. Elles occasionnent quelques nuits d’insomnie, quelques déceptions, quelques déconvenues. Cela dit, vous arriverez toujours à les surmonter si vous êtes véritablement motivé pour ce projet d’envergure.

Malgré tout, comme un voyageur averti en vaut deux, cet article pourrait vous être utile dans votre préparation.

Si vous avez déjà organisé un périple de plusieurs mois, vous vous êtes surement retrouvé face à l’une des situations que je vais aborder. N’hésitez pas à compléter avec vos plus grosses erreurs en commentaire, cela viendra enrichir l’article pour les futurs globetrotteurs !

Si vous n’envisagez la visite que d’un seul pays pendant votre voyage longue durée, les erreurs 1 et 2 ne s’appliqueront probablement pas à votre situation ! Passez directement à l’erreur n°3.

Erreur n°1 : Commencer la préparation de votre voyage par le choix des destinations

La première erreur dans l’organisation d’un long périple est d’adopter la même technique que celle que vous utilisez pour préparer un voyage de 15 jours ou 3 semaines pour vos vacances. À savoir, choisir les destinations en premier.

Parce que ce voyage de plusieurs mois, c’est le voyage de vos rêves, celui dont vous avez envie depuis plusieurs années, celui qui va vous permettre de changer de vie, celui qui va vous libérer, enfin, du temps pour souffler, vous souhaitez qu’il soit le plus beau possible. D’emblée, vous couchez donc sur le papier ces destinations qui vous font de l’œil depuis si longtemps.

Logique. Normal. Classique.

Toute la famille laisse libre cours à son imagination et à ses envies les plus folles. On se retrouve vite avec une terrible liste du genre :

  • Voir les lions en Afrique
  • Voir les manchots empereurs en Antarctique
  • Nager avec des dauphins, des tortues, des raies
  • Voir des baleines, des ours
  • Voir les plus hauts arbres du monde
  • Se baigner dans les atolls du Pacifique ou de l’océan Indien
  • Ile Maurice, les Maldives, Iles Galapagos, Ile de Pâques
  • Voir le désert rouge en Australie
  • Découvrir l’activité volcanique à Yellowstone, en Nouvelle-Zélande, en Islande
  • Photographier des aurores boréales
  • Observer un volcan en éruption
  • Photographier le Machu Picchu, le Corcovado, la statue de la Liberté, l’opéra de Sydney, le Taj Mahal, la grande muraille de Chine, les pyramides d’Égypte, le Colisée de Rome
  • Arpenter les rues de New York, San Francisco, Rio, Tokyo, Pékin
  • Voir la plus haute tour du monde
  • Se faire arroser aux chutes d’Iguazu, Victoria, du Niagara
  • Faire une retraite bouddhiste au Vietnam, du yoga en Inde, une plongée aux Seychelles, fumer un cigare à Cuba, boire une tequila à Tequila, voir un match de foot au Maracana
  • Survoler le grand canyon, skier dans les Rocheuses, faire du canyoning, de la plongée, un vol en parapente
  • Gravir le Kilimandjaro, un sommet des Andes ou de l’Himalaya
  • Faire le tour du monde plutôt que de se limiter à un continent
  • Suivre la panaméricaine de bout en bout pour aller de l’Alaska à Ushuaia
  • Suivre la route de la soie
  • etc. etc. etc.

Chacun a ses rêves. Des clichés que j’ai cités ci-dessus, certains ont inévitablement pris place dans ma propre liste, il y en a certainement au moins quelques-uns pour vous aussi.

Le problème avec ces clichés, ces destinations qui alimentent notre imaginaire de voyageurs, c’est que la plupart d’entre eux vont vous couter cher, très cher.

Si vous commencez par choisir vos destinations parmi votre liste de rêves, vous allez pleurer rien qu’en ajoutant les tarifs des billets d’avion.

Sans aller au-delà dans la budgétisation, vous ferez déjà une croix sur votre voyage de rêve… à moins d’avoir gagné au loto ou d’avoir pu économiser une très forte somme. Ce qui est loin d’être le cas pour la très grande majorité des voyageurs, vous en conviendrez.

Commencer par choisir les pays et les sites à visiter, c’est l’assurance de voir son projet étouffé dans l’œuf.

Mon conseil pour éviter de laisser tomber ?

Commencez par le budget !

Combien êtes-vous prêt à dépenser ? Jusqu’à combien pouvez-vous financer ? Et après, vous verrez combien de rêves vous pourrez vivre en même temps.

Vous ne savez pas comment financer votre grand voyage, le road trip de vos rêves ? J’ai rédigé un article très détaillé avec avantages et inconvénients des différentes sources de financement. Cliquez ici.

Rares sont les voyageurs au long cours qui n’ont pas été contraints de faire des concessions sur leurs destinations de rêves. En général, ils en parlent avec philosophie, ce n’est que partie remise !

Ce n’est pas la destination qui compte, mais bel et bien le chemin parcouru !

Erreur n°2 : Prévoir trop de pays et de visites dans l’itinéraire

La plupart des voyageurs au long cours disposent d’une durée limitée pour leur voyage.

Vous avez réussi à vous libérer de votre emploi pour 6 mois, un an. Vous avez économisé pour tenir un certain laps de temps. Vous savez que cette occasion ne se représentera pas avant longtemps. En effet, difficile de trouver le budget pour vivre plusieurs mois sans travailler, d’autant plus si vous partez en famille.

Sachant cela, vous voulez profiter au maximum de cette année sabbatique ou année de césure, et vous voulez en voir le plus possible.

Faire le tour du monde s’impose. Vous voulez partir loin, avoir enfin la possibilité de visiter tous les sites et pays qui vous font rêver.

Seulement, un an de voyage, cela n’a rien à voir avec des vacances d’un an.

Si vous êtes en famille, vous devrez prendre du temps pour la scolarité de vos enfants. En fonction de leur âge, cela pourra vous prendre plusieurs heures par jour et vous aurez aussi peut-être besoin d’une connexion internet pour accéder à leurs cours. Il faudra donc non seulement prévoir un moment calme, mais aussi un lieu avec du wifi pour satisfaire ces obligations. C’est parfois souvent peu compatible avec vos envies de visites. Les journées disponibles pour les excursions et visites ne sont donc plus des journées complètes, elles se sont transformées tout-à-coup en 1/2 journées !

Idem si vous avez opté pour un voyage en mode digital nomade, en travail ou formation à distance, il faudra bien que vous ayez du temps pour travailler ! Pendant ce temps-là, pas de visites, de rando, de déplacement ! Il vous faudra donc beaucoup plus de temps que d’ordinaire pour arriver à voir tout ce que vous avez prévu.

D’autres contraintes s’ajoutent :

  • Laver votre linge. À moins d’avoir une machine à laver dans votre location, il vous faudra trouver des laveries ou vous en occuper à la main
  • Au bout de plusieurs mois de voyage, vous devrez peut-être racheter des vêtements, du matériel et y consacrer du temps, ce que vous ne faites pas d’ordinaire pendant vos vacances
  • Si vous voyagez avec votre véhicule, faire les pleins d’eau, vidanger, trouver un bivouac peuvent vous occuper bien plus que ce que vous ne le pensiez…
  • Les passages de frontière avec les attentes aux douanes et le temps passé dans les transports vous occuperont des journées entières
  • La période d’adaptation à chaque nouveau pays (décalage horaire si vous faites un tour du monde avec de grosses distances), nouvelle alimentation, nouveau climat. Des contraintes pour le corps qui, fatigué, aura besoin de repos

Bien évidemment, vous pouvez optimiser les temps d’attente en vous garant sur un parking de supermarché où vous capterez un wifi, les enfants pourront suivre leur scolarité pendant qu’un des membres du couple ira à la laverie et l’autre pourra travailler sur le contrat hyper important qui ramènera quelques sous pour prolonger le voyage. Et pendant que la machine à laver tourne, vous pourrez même faire des courses !

Ha ha, douce utopie. Dans les faits c’est autre chose !

Pourtant, on y croit tous quand on part.

Nous aussi, on y croyait.

Le seul truc que l’on ait à peu près réussi à faire, c’est une heure d’école avec un parent pendant que l’autre était à la laverie. Pour le reste, on a galéré, comme tout le monde. Et ça a pris du temps, beaucoup plus que prévu.

De manière générale, toute l’intendance prend beaucoup plus de temps que d’habitude.

Une organisation au cordeau ne tient pas bien longtemps. D’abord parce que l’on n’a aucune idée de la réalité qui nous attend lorsque l’on est sans cesse en déplacement. Et ensuite parce que l’on n’a aucune envie de s’infliger autant de contraintes alors que l’on vient de se mettre en route pour plusieurs mois de liberté !

Lorsque vous êtes en vacances, vous n’avez pas toutes ces contraintes.

Un voyage au long cours, ce ne sont pas des vacances. Certains sont tellement épuisés par le rythme qu’ils s’imposent qu’ils prennent des vacances dans le voyage !

Et on les voit :

  • Se poser 3 semaines à un endroit sans bouger, sans visites ou presque, juste à glander
  • En vacances scolaires pour les enfants (et aussi pour les parents… faut bien avouer que ça fait du bien…)
  • Se payer un peu plus de confort que d’habitude (nuits d’hôtel alors que l’on campe d’ordinaire, échange de maison au lieu de l’hôtel qui change tous les soirs, etc.)

Et ils ont bien raison ! Parce que si on ne peut pas faire ça pendant une année sabbatique, alors c’est quand le moment ?

Si vous prévoyez un circuit comme vous le feriez pour vos vacances, vous allez vite être épuisé. Le rythme sera très intense. Profite-t-on ainsi vraiment de son voyage, de cette liberté tant rêvée en se mettant de telles contraintes pour cocher toutes les cases des guides de voyage, voir tous les spots Instagram ?

Personnellement je n’y crois pas.

Trop prévoir peut engendrer des frustrations. Se rendre compte au bout de plusieurs mois qu’on n’arrive pas à faire la moitié de ce qu’on avait prévu, c’est dur.

Et le temps défile, vous voyez que ce que vous aviez planifié ne sera pas réalisable, à moins de vous contraindre à un rythme démoniaque. Certains couples et familles traversent des moments difficiles, d’extrême tension entre eux. Fatigue, sensation de « gâcher » cette année sabbatique, car elle n’est peut-être pas à la hauteur des attentes en termes de must see, des moments difficiles à vivre.

On part tous avec un idéal en tête. Pourtant on sait tous que l’idéal n’existe pas…

Et puis, il y a aussi la solution de nombreux voyageurs qui, au fil du temps, ralentissent le rythme au cours du voyage, pour profiter davantage du moment présent.

Vive le slowtravel !

En famille au Grand Canyon
Nous avons passé 3 jours complets au Grand canyon quand la plupart des touristes n’y consacrent qu’une demi-journée.

Certains d’entre eux finissent même par balancer les guides de voyage et par fonctionner au feeling, délaissent les lieux du tourisme de masse pour se fondre davantage dans la population locale. Profiter d’une véritable immersion.

Évidemment, cela suppose que tous les vols n’ont pas été réservés, que l’itinéraire n’est pas figé.

Réfléchissez.

Avez-vous envie que vos douze mois de voyage soient l’équivalent de 17 séjours de 3 semaines enchaînés les uns derrière les autres ?

Que ferais-je pour mon prochain voyage au long cours si j’avais la chance de pouvoir en vivre un second ?

Je préparerais un itinéraire approximatif comme je l’entends, puis je multiplierais par deux le temps prévu dans chaque destination !

Ou je diviserais par 2 le nombre de pays envisagés, ça revient au même.

Pour notre voyage au long cours, nous avions prévu 11 mois pour faire l’est du Canada, les USA, le Mexique et toute l’Amérique centrale. On a finalement laissé tomber tous les « petits » pays d’Amérique centrale pour pouvoir profiter de notre temps libre sur les 3 géants d’Amérique du Nord. L’itinéraire s’est adapté sur place puisque nous avions notre propre véhicule.

Erreur n°3 : Sous-estimer le coût financier des achats spécifiques à un long voyage

Si vous voyagez régulièrement, vous avez déjà pas mal de matériel que vous ressortez à chaque départ en vacances. Vous pourrez sans doute en réutiliser une partie, mais pas tout. Loin de là.

Vous partez en sac à dos ? Ceux que vous avez n’auront pas une assez grande capacité, seront trop lourds, pas assez robustes. Bref, pas adaptés à un voyage de plusieurs mois. Vous rachèterez.

Pendant votre tour du monde, vous ferez de la rando, irez à la plage, marcherez en montagne, en ville, visiterez des musées… beaucoup de paires de chaussures à amener. Comme vous manquerez probablement de place pour avoir une paire adaptée à chaque situation, il est plus que probable que vous achetiez de nouvelles paires qui puissent convenir à la majorité des cas.

Vous aurez besoin de gourdes filtrantes, de lampes frontales et de divers accessoires dont vous vous passez pour des vacances de 3 semaines, mais qui pourront vous être d’un grand secours dans un itinéraire incluant souvent des pays en développement où l’accès à l’eau potable peut être difficile, la distribution d’électricité aléatoire…

Et, petit à petit, la liste s’allongera

Une trousse à pharmacie complète avec des médicaments, crèmes, pansements non remboursés

Des vaccinations non prises en charge par la sécurité sociale

Du matériel scolaire pour les enfants (en plus d’éventuels cours à distance)

Du matériel électronique complémentaire : liseuses électroniques, smartphones (appareils quadribandes nécessaires pour l’Amérique notamment…), un éventuel PC portable complémentaire lorsque l’on part en famille et que les enfants ont besoin d’accéder à leurs cours…

Cartes SIM locales pour recevoir internet

Garde-robe à compléter en vêtements techniques : légers, à séchage rapide, chauds, respirants, etc.

Guides de voyage, cartes routières…

Et si vous décidez de partir à vélo et de camper alors que c’est nouveau pour vous, eh bien, vous aurez tout à acheter ! Le marché de l’occasion peut vous permettre de faire de belles affaires.

Cette liste est presque infinie. Elle dépend de vos besoins et de vos destinations… mais il est surtout extrêmement difficile, voire impossible, de la budgétiser !

Un conseil : dès que vous pensez à un objet qui vous sera utile, écrivez-le sur une liste, sur papier ou fichier Excel, c’est mieux, car elle ne cessera de s’allonger. Et surtout, achetez au fur et à mesure afin de diluer le coût global sur les mois de préparation.

À cela, pensez à conserver une réserve dans la tirelire pour les visas et passages de frontières dont on ne connaît pas toujours le coût exact au moment du départ, notamment lorsque l’on voyage avec son propre véhicule. Pour les passages de frontières terrestres, il est fréquent que les voyageurs obtiennent des autorisations différentes ou payent des tarifs variés en fonction du poste de frontière où ils passent, voire de l’agent douanier qui les reçoit.

Futurs baroudeurs au long cours et tourdumondistes : des erreurs fréquentes que vous ferez malgré cet article

Vous avez lu cet article dans son intégralité. Merci !

Et malgré le fait qu’un tourdumondiste averti en vaut deux, vous ferez probablement ces erreurs quand même !

C’est presque évident.

Parce qu’il y a des choses dans la vie que l’on n’apprend que par l’expérience. Et on a beau apprécier certains conseils (pas forcément les miens d’ailleurs…), lire des dizaines d’articles, il existe des choses que l’on ne peut comprendre que lorsqu’on les a vécues !

Vous ferez ce type d’erreur et, comme tout le monde, vous ajusterez au fur et à mesure ! Ça ne vous empêchera ni de partir, ni de vivre un voyage extraordinaire, si vraiment c’est ce dont vous rêvez au plus profond de vous.

J’ajouterais toutefois :

  • que l’on part plus serein lorsque l’on a une marge financière pour parer à toute éventualité
  • que l’on profite véritablement de son voyage lorsque l’on accepte de lâcher prise sur les événements (plus facile à dire qu’à faire pour beaucoup de gens… j’en sais quelque chose)

Les imprévus sont nombreux dans les voyages de longue durée ! Comme dans la vie en fait ! Parce qu’un voyage au long cours, ce n’est rien de plus que la vie, la vraie vie, n’en déplaise aux gens qui vous diront assurément à votre retour : « Bienvenue dans la vraie vie ! »

Puisque cet article ne sert à rien, à part à vous informer des erreurs qui vous attendent et que vous ferez malgré tout, voici une petite infographie pour le résumer !

Et si jamais il vous a plu malgré son intérêt très limité, partagez-le !


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12 commentaires

  • flo rime

    Merci pour ces conseils pratiques, on s’évade comme on peut en ce moment ça fait du bien de d’avoir des projets à long terme

    • Carine

      Oui, c’est exactement ce que j’ai pensé lorsque j’ai démarré cette série d’article sur les voyages au long cours ! Même si c’est difficile compte tenu du contexte, on a tous besoin de se projeter dans l’avenir. Un voyage longue durée se préparant sur des mois, voire des années avant le départ, cela permet de mettre à profit le temps où nous sommes coincés à la maison 🙂

  • coralieduez

    wow, super conseils, je n’aurai jamais pensé à tout cela ! Pour le moment, j’aimerais tellement retourner au Canada (mais avec de jeunes enfants… je remets à plus tard !). Merci également pour l’infographie, il permet de bien résumer !

    • Carine

      Merci pour ton commentaire ! Le Canada est facile à faire même avec des jeunes enfants 🙂 C’est certain qu’il faut s’adapter à leur rythme lorsque l’on voyage et que l’on en fait moins que lorsque l’on part en couple (ou solo), mais c’est tellement chouette de découvrir le monde avec ses enfants et de les voir s’émerveiller !

  • Antoine

    C’est clair que la plupart des gens qui ne voyagent pas souvent ne se rendent pas compte qu’ils vont avoir beaucoup d’imprévus, d’autant plus quand on essaie de remonter le budget pour viser une destination qui nous tient à coeur… Très bon article du coup! 🙂

    • Carine

      Et même lorsque l’on a l’habitude de voyager, le voyage au long cours obéit à une logique propre… qui n’a aucune logique d’ailleurs, sinon celle de la vie !
      Merci pour ton commentaire Antoine 🙂

  • Valentine

    Merci pour ces réflexions. Je crois effectivement que partir pour un long voyage implique un certain lâcher prise et donc accepter de construire son voyage au fur et à mesure, affronter l’inconnu, les imprévus et en fin de compte découvrir en chemin quel est le chemin 🙂

    • Carine

      Un voyage au long cours, c’est effectivement un mélange entre lâcher-prise et organisation. A moins de n’avoir aucune contrainte ni financière ni de temps, il est difficilement envisageable de partir sans rien prévoir, d’autant plus lorsque l’on part en famille avec la scolarité des enfants à gérer ! Un équilibre parfois bien difficile à trouver…

  • Nico06

    Oh Carine ton article m’a renvoyé à pas mal de réflexions que je m’étais faites lors de mon année sabbatique en tour de l’Amérique du Sud en sac à dos… Je vois ce que tu veux dire par l’erreur n°1 de ton article mais personnellement j’avoue avoir fonctionné comme cela pour me fixer des buts et éviter de me retrouver à perdre mon temps… L’important est de se laisser du temps pour ne pas courir après la montre !! Merci pour ton article

    • Carine

      Mais perd-on de son temps lorsque l’on voyage ? Même si ça ne va pas aussi vite que ce que l’on voudrait au départ…
      Je comprends moi aussi ce que tu veux dire. On est tous contraints de toute façon par la durée des visas, des autorisations de séjour, poussés à avancer pour ne pas se retrouver à la “mauvaise” saison sans avoir le matériel adéquat, etc. La planification des destinations intervient de toute façon inévitablement dans la préparation d’un tel voyage. Je crois simplement que ce n’est pas la première étape à effectuer !

  • Louise Voyage

    De très bons conseils ! Quand on part longtemps, rien ne sert de courir ! Mieux vaut choisir 2 ou trois destinations maximum et profiter de chaque experience en prenant son temps, sans tous prévoir à l’avance !

    • Carine

      Tout à fait ! Toutefois, les voyageurs qui partent plusieurs mois, voire un an, n’auront pas souvent la possibilité de prendre une année sabbatique, d’où la précipitation et l’envie de tout voir dans ce voyage qui représente, pour beaucoup, le voyage de leur vie… On a alors tendance à vouloir en mettre trop dans l’itinéraire. Le mieux est effectivement de prévoir le moins possible, ce qui laisse toute marge de manœuvre pour ralentir le rythme pendant le trip.

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