Le Grand Rassemblement de Delphine Ciolek
Récit de voyage

Le Grand Rassemblement, récit de voyage à Pékin et Shanghai

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Service de presse

Le Grand Rassemblement, c’est l’histoire de 3 amis qui se retrouvent en Chine après plusieurs mois de séparation, chacun vivant aux antipodes les uns des autres. L’auteure, Delphine Ciolek réside en région parisienne, Kelai étudie dans la capitale chinoise, Pékin (ou Beijing), et Lémi, le seul homme du trio vit sur l’île de la Réunion. Les retrouvailles servent de prétexte à un voyage dans l’Empire du Milieu.

Ce sont deux semaines intenses de retrouvailles et de visites qui nous sont contées. Ce livre sur la Chine embarque le lecteur dans la vie trépidante de deux des plus grandes villes du pays, et du monde : Pékin et Shanghai.

Ce titre est édité par l’Aquilon Editions, jeune maison spécialisée dans la littérature de voyage pour laquelle j’avais déjà chroniqué Nos régions à la Bonne Franquette. Ce dernier titre m’avait énormément déçue. Heureusement la lecture du Grand Rassemblement m’a convaincue davantage, ce qui m’engage donc à découvrir les autres titres du catalogue.

Un petit mot sur Delphine Ciolek, auteure et plasticienne

L’auteure ne se dévoile que très peu dans Le Grand Rassemblement. On y apprend simplement :

  • qu’elle n’a pas pour habitude d’être très prévoyante,

« J’ai fait mon sac vers minuit, à la va-vite : pourquoi changer les bonnes habitudes ? » (minuit la veille du départ, NDLR)

  • qu’elle voyage régulièrement, pour son plaisir personnel ou pour son travail,
  • qu’elle s’adapte facilement à tout type de situation. Elle semble d’ailleurs prendre un malin plaisir à conserver une part d’inconnu pour pimenter le quotidien en voyage,

« Je ne me suis même pas renseignée sur la durée du trajet ! De toute façon, sur place, il y aura un décalage horaire avec la France, ce n’est donc pas une donnée que je qualifierais d’ «essentielle ». Je verrai bien sur place l’heure qu’il sera. Je n’emporte ni montre ni téléphone portable, je m’adapterai. »

  • qu’elle est gourmande (elle goûte beaucoup de mets au cours du voyage et retrouve avec plaisir des pâtisseries portugaises, les pasteis de nata, à Shanghai !).

Enfin, son style d’écriture nous révèle une personne dynamique et enthousiaste… à moins que ce ne soit la joie de retrouver ses amis qui génère son exaltation !

À propos du style d’écriture : les phrases très courtes qui s’enchaînent ne permettent pas toujours d’embarquer le lecteur dans l’atmosphère propre à la Chine. J’ai personnellement du mal à me projeter avec une écriture aussi saccadée qui laisse peu de place à l’émotion et à la contemplation. Toutefois, ce style semble très apprécié aujourd’hui, à vous de juger en lisant un extrait ! (cliquez sur “aperçu gratuit”, juste sous l’image de couverture, et un extrait s’affichera 😉 )

En grande curieuse que je suis, j’ai voulu en savoir plus sur Delphine Ciolek. J’ai donc découvert avec plaisir son site internetelle expose ses créations plastiques.

Après avoir découvert son site, je me dis finalement qu’il est dommage qu’elle ne nous ait pas fait profiter de ses talents de plasticienne dans Le Grand Rassemblement qu’elle n’a pas illustré. Elle en a toutefois créé la couverture.

ERRATUM : Le choix de ne pas illustrer le livre n’est pas du fait de Delphine Ciolek mais de son éditeur, L’Aquilon, qui m’a transmis ce message :
« Un seul détail, cependant, que nous jugeons important de clarifier : Ce n’est pas Delphine Ciolek qui a choisi de ne pas illustrer le récit.
C’est une direction que nous avons prise afin de permettre la lecture de nos livres numériques au plus grand nombre (un ebook chargé d’illustrations se lisant plus laborieusement sur les vieux modèles de liseuse).
»

Ingénieure agronome halieute (tout comme la grande navigatrice et écrivaine Isabelle Autissier), sa formation et son métier actuel dans le milieu de la pêche ne la prédestinaient pas à évoluer dans les domaines artistiques ! Et pourquoi pas ?

C’est toujours inspirant de rencontrer des gens qui s’épanouissent dans de multiples domaines qui n’ont vraisemblablement rien en commun !

Quel intérêt pour vous de lire ce récit de Chine ?

J’y viens.

Pour en savoir plus sur Delphine Ciolek, sur son parcours, sur ses livres, écoutez-la dans l’épisode du podcast Plume vagabonde qui lui a été consacré ! C’est ici : Saisir les opportunités avec Delphine Ciolek.

Le grand Rassemblement à la découverte de Pékin

Pekin, Chine

Une fois réunis, les trois amis partent rapidement à la découverte de la capitale chinoise. Pour l’auteure, c’est aussi le grand plongeon dans une culture qu’elle connaît très peu, sinon par les stéréotypes véhiculés dans nos sociétés occidentales.

Dans ce récit chronologique, le lecteur accompagne Delphine Ciolek dans les rues étroites des Hutong (quartiers anciens de Pékin aujourd’hui menacés par l’urbanisation croissante), aussi bien que dans de gigantesques et ultra-modernes avenues commerciales. On observe les us et coutumes de la population à travers son regard.

Les rues sont animées, les trottoirs bondés, les voitures et scooters klaxonnent. Soleil, chaleur et poussière. Lanternes rouges suspendues. J’ai envie de regarder partout à la fois ! Il faudrait s’arrêter et juste observer.

Delphine Ciolek, Le Grand Rassemblement

L’exploration de la gastronomie tient également une place importante, aussi bien à Pékin qu’à Shanghai. Je me demande comment l’auteure a pu goûter à tous ces plats en seulement 2 semaines… Je crois qu’elle a été séduite par la cuisine chinoise !

Et lorsqu’elle ne goûte pas, elle prend la peine de nous en parler tout de même tant certaines habitudes semblent cocasses à nos yeux d’Occidentaux !

Je ne citerai ici que le balut, « fœtus de poussins pas encore éclos recroquevillés autour de leur brochette » mais le livre vous présente bien d’autres spécialités. À vous de voir si cet exotisme vous attire !

Le trio visite aussi les sites mythiques de la Cité impériale et de la Grande Muraille. Ils ont d’ailleurs arpenté une partie de cette dernière sur un tronçon en théorie non ouvert aux touristes. Je vous laisse découvrir dans le livre tous les détails de cette journée.

L’alternance de quartiers plus ou moins animés, le monde partout, tout le temps. Je ne suis déçue par rien. Prendre le métro est déjà une aventure en soi, il faut se repérer dans les couloirs, sur les quais.

Delphine Ciolek, Le Grand Rassemblement

Le métro est d’ailleurs un lieu privilégié dans lequel elle s’adonne à l’observation de la population, de ses habitudes, de ses apparences.

Une escapade à Shanghai

Après une nuit de voyage pour rallier Pékin à Shanghai en train, le trio du Grand Rassemblement part à la découverte de cette mégapole tentaculaire. Delphine Ciolek note les différences qu’elle constate par rapport à Beijing. Un climat plus humide, des gens qui semblent plus pressés.

Toutefois, elle y apprécie encore les quartiers anciens, les dédales de ruelles, les marchés, les mets cuisinés à même la rue.

Typique, cette façon de vivre dehors : on voit parfois des gens cuisiner ou même se laver au lavabo, dans des rues peu passantes ou des arrière-cours. Qui imaginerait cela à Paris de nos jours ?

Delphine Ciolek, Le Grand Rassemblement

De Shanghai, Delphine Ciolek visite Suzhou et notamment l’un de ses jardins classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que Huangshan, les montagnes Jaunes.

Que de monde, c’est fou ! Comme si toute la Chine s’était donné rendez-vous à Huangshan ! Les points de vue sont magnifiques, ceci explique cela. Compétition d’appareils photos. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages.

Delphine Ciolek, Le Grand Rassemblement

Un récit de Chine pour une première approche des sites touristiques autour de Pékin et Shanghai

Deux semaines, c’est peu.

Ce court voyage ne permet qu’une approche très superficielle du pays. Encore que l’auteure et ses amis se soient tout de même logés au cœur des quartiers d’habitations et aient vagabondé dans les ruelles populaires.

De toute façon, le visa pour entrer en Chine en qualité de touriste n’est jamais bien long, en général limité à 30 jours ! Donc difficile de s’imprégner du pays, d’en saisir toutes les subtilités avec aussi peu de temps sur place. Il faudrait y faire de très nombreux séjours pour véritablement le connaître.

Le récit se concentre donc inévitablement sur les lieux touristiques, même si son auteur a eu à cœur de partager tout ce qu’elle a pu voir et vivre.

Delphine Ciolek est bien consciente des limites de ce voyage.

Je n’ai pas pu établir de véritables liens avec quiconque, notamment à cause de la barrière de la langue. D’autres facteurs doivent entrer en jeu. Timidité ? Respect ? Indifférence ? Peur de l’autre ? Idées préconçues sur les Occidentaux ? Si je me suis sentie proche de ce peuple, je n’ai pas perçu une once de réciprocité. Plus de temps, voilà ce qu’il me faudrait. Et puis étudier davantage l’histoire et la politique du pays. En simple touriste de passage, j’ai fermé les yeux sur tout un pan de la société.

Delphine Ciolek, Le Grand Rassemblement

Néanmoins, ce séjour en Chine a permis de construire un récit bien vivant. Il représente l’incarnation d’un guide touristique avec des anecdotes et des ressentis en plus.


Un ouvrage léger qui se lit vite et facilement.

À glisser dans votre bagage à main pour vous imprégner d’un parfum de Chine dès que vous serez dans l’avion, ou occuper votre nuit sans sommeil pendant le trajet en train Pékin-Shanghai !

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Téléchargez ici l’application de lecture gratuite fournie par Amazon.

Épinglez l’une de ces images sur Pinterest pour retrouver cette chronique plus tard !


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