Le tour du monde en famille, un récit de voyage de Jérôme Bourgine
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Le tour du monde en famille

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Après dix années consacrées à leur vie professionnelle et à leur vie de famille, Jérôme Bourgine, sa femme Sandra et leurs trois enfants partent à la « conquête » du monde avec leurs sacs sur le dos.

De ces onze mois de découverte et d’aventure familiale nait un récit de voyage. Publié une première fois en 2003, il est réédité en 2017 par les éditions City.

Résumé de l’éditeur

« Il y a moyen d’être heureux, sans console, sans copains. Juste nous cinq, notre famille, et puis… le monde. »

Lorsqu’ils se sont mariés, Sandra et Jérôme se sont promis une chose : faire le tour du monde avec leurs futurs enfants. Dix ans, deux garçons et une fille plus tard, c’est le grand départ. Ils quittent leur maison pour se lancer dans un périple d’un an sur les cinq continents.

La famille va d’aventures en découvertes. Avec humour et enthousiasme, Jérôme raconte cette formidable épopée à l’école de la vie qui fut aussi une aventure intérieure pour chacun, riche de rencontres et de découvertes inoubliables. De toutes les expériences, bonnes ou mauvaises, ils ont cherché à tirer des enseignements.

Préparer un tel voyage sans grands moyens financiers, tout quitter pour une année sabbatique, faire découvrir le monde à ses enfants tout en suivant le programme scolaire, réaliser ses rêves… c’est possible : ils l’ont fait !

Le tour du monde en famille, un récit de voyage de Jérôme Bourgine

Un tour du monde pour le plaisir des yeux

Les préparatifs

Les cinquante premières pages du récit sont dédiées à la préparation d’un voyage attendu comme le messie. Pas toujours simple de réunir toutes les conditions favorables à ce genre d’expédition ! Mais un chemin utile et nécessaire pour vivre pleinement son voyage…

Lorsque l’on part à plusieurs, qui plus est en famille, l’itinéraire se révèle particulièrement ardu à construire. Il résulte d’un difficile compromis entre les envies des uns, le désintérêt des autres, le climat des pays traversés, les risques sanitaires, les contraintes budgétaires, etc., etc. L’instauration d’un joker permit à chaque membre de la famille Bourgine de participer au tracé du parcours tout en étant certain qu’il pourrait réaliser au moins un de ses rêves les plus chers. Une riche idée qui mit tout le monde d’accord et facilita un tant soit peu les préparatifs.

La réalisation d’un rêve

Au moment de leur départ, Instagram vient juste de naitre. Ce réseau social n’a pas encore transformé la planète en une accumulation de spots paradisiaques. Toutefois, les guides de voyage se chargent déjà bien de mener tout le monde au même endroit.

Fortement influencés par cette prose commerciale, comme on l’est tous, comme je le suis moi-même c’est indéniable, leur trajet est jalonné de nombreux must-see et must-do, ces clichés qui participent à la construction de nos rêves. Direction l’Amazonie, l’île de Pâques et les Marquises, la Polynésie, le Vanuatu, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Indonésie, l’Inde, le Vietnam, la Thaïlande, le Népal, la Tanzanie et l’île Maurice.

Des premiers mois de voyage décrits sous l’angle de l’émerveillement. Toute la famille s’en met plein les yeux. Les cinq membres de la tribu découvrent des paysages magnifiques, vivent des moments extraordinaires à la découverte du monde.

L’île est belle, le lagon superbe et on ne s’y ennuie pas. On nourrit les requins, sous l’eau, avec masque et tuba (sauf Sandra qui n’y arrive pas encore : « j’étouffe ! »). Très vite, en dépit des consignes de sécurité, le jeu devient « touche-touche requin ». Jules gagne avec trois touchers contre deux à Ilan et moi. Puis on nage avec les raies ; elles s’assemblent autour de vous dans l’espoir d’un morceau de poisson, vous grimpent dessus, si fluides, si douces – deux mètres carrés de soie ondulante –, essaient de vous grignoter les doigts. C’est génial. On en redemande.

Un tour du monde pour se remplir le cœur

Dès les premiers jours toutefois, les rencontres prennent une place importante dans le récit. Leur voyage n’est pas qu’une accumulation de cases cochées dans la liste des sites et activités incontournables.

Petit à petit, la famille délaisse les guides de voyage, prend le temps de profiter de certaines étapes plus que d’autres, en abandonne certaines. Insensiblement, les Bourgine passent du statut de touristes au statut de voyageurs en se laissant porter au gré du vent.

Par ailleurs, se retrouver vingt-quatre heures sur vingt-quatre en famille, sans bulles de décompression, peut parfois se révéler difficile. Les tensions existent, comme à la maison en fait ! Jérôme Bourgine les partage également dans son récit qui se veut honnête. Oui, un tour du monde, ça fait rêver la plupart des gens. Et pourtant, certains jours, le voyage se rapproche plutôt du cauchemar !

Progressivement, le récit s’attarde plus sur les moments partagés que sur les paysages et les sites visités. Ainsi le lecteur assiste à la lente transformation du voyageur au long cours.

Finalement, peu importe ce qu’il voit, où il est. L’essentiel est ailleurs, dans le partage, dans le silence de la communion des âmes, dans le moment présent. Peu importent les galères rencontrées. Elles ne constituent que des obstacles pour mieux se réaliser, de « fausses mauvaises nouvelles » comme l’auteur se plaît à l’écrire.

Une résonance particulière

Cette famille est partie 11 mois, comme nous l’avons fait pour notre périple en Amérique du Nord en 2017-2018. Un point commun qui me rapproche d’eux dès le départ, inconsciemment.

Dans l’introspection provoquée par le voyage, Jérôme Bourgine prend conscience de l’impact que peuvent avoir les rêves qui ne trouvent pas de réalisation, de la frustration que cela engendre. Écrire un livre fait partie de ses rêves. À moi aussi.

Lui finit par le mettre en œuvre en trouvant un éditeur pour son récit de voyage, moi en autopubliant Parenthèse nomade : 1 an de voyage en famille.

Leur tour du monde a donné un nouveau sens à leur vie, les a portés vers de nouvelles directions. C’est aussi mon cas. Mais, en réalité, je crois que les voyages au long court font souvent cet effet-là. Il y a quelque chose d’universel dans ces expéditions : le voyage intérieur qu’elles initient.

Et c’est bien pour cette raison que Le tour du monde en famille de Jérôme Bourgine n’a pas pris une ride malgré sa relative ancienneté.

Un tour du monde en famille, pour profiter de la vie. Pour vivre. Simplement.


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2 commentaires

  • Parents en Equilibre

    Ça donne envie de lire ce road trip ! De manière générale, c’est le genre d’aventures qui fait toujours rêver, mais en famille… ça doit être truffé d’anecdotes réjouissantes.

    • Carine

      Pour l’avoir vécu aussi (pas dans un tour du monde, mais dans un voyage au long cours sur une plus petite zone géographique), je te confirme que la vie en famille 24/24 7/7 crée des moments de partage exceptionnels mais aussi des instants… comment dire… de tension extrême 🙂 La vie en fait !
      Dans ce type de situation, les émotions sont souvent portées à leur paroxysme. Tout s’y vit plus intensément que dans un quotidien plus “classique”.

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