Ma vie en van de Florent Conti
Camping-car Van

Ma vie en van de Florent Conti

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Florent Conti est vidéaste, YouTubeur, créateur de contenus, auteur et musicien francophone. Depuis la fin de l’année 2015, il vit à temps plein dans un van à bord duquel il sillonne les routes d’Amérique du Nord. Au fil du temps, il est devenu un adepte du minimalisme.

« Pour vivre heureux, vivons léger ! »

Cette phrase est devenue sa devise. Une sorte de fer de lance représentatif de sa philosophie de vie.

Ma vie en van n’est pas un ouvrage classable. Difficile de lui trouver un rayon en librairie. Ce n’est ni un guide pratique, ni un récit de voyage, ni un essai, mais un peu de tout cela à la fois. J’y vois surtout un partage de ce que la vie en véhicule aménagé a apporté à l’auteur.

Quand vous aurez regardé la vidéo suivante (elle dure à peine 4 minutes), je pense que vous ne pourrez qu’avoir l’envie d’aller plus loin pour découvrir le livre, mais aussi l’homme !

Voir toutes ses vidéos sur sa chaîne YouTube

Pourquoi écrire Ma vie en van ?

Pour Florent Conti, le livre constituait un prolongement naturel de son activité de vidéaste.

Cela lui permettait de coucher sur le papier ses réflexions, ses questionnements, dans un travail plus littéraire que ne le permet la création de vidéos.

Pour autant, si vous avez déjà vu quelques-unes de ses créations audiovisuelles, vous avez certainement constaté que son script peut être très poussé, complet, réfléchi, notamment sur ses projets les plus longs ou ceux qui invitent à la réflexion.

Le discours est posé, travaillé pour être compréhensible par tous sans être simpliste. Il y a un vrai travail.

Vraisemblablement, rédiger des scripts ne lui suffisait pas. L’écriture est pourtant une tâche ingrate qui ne procure que très peu de gratification financière à celui qui se prête à ce jeu. Mais une besogne qui le passionne.

Pour Florent Conti, Ma vie en van concrétise donc son amour des mots et de l’écriture littéraire tout en lui permettant de gagner quelques revenus, si minimes soient-ils, afin de poursuivre dans la voie qu’il a choisie.

Pas de langue de bois dans ce livre. L’auteur affiche une sincérité à la fois désarmante et attachante.

Mais Florent Conti vous expliquera mieux que moi ce qui l’a amené à la publication de ce livre. C’est juste ici ! 👇 👇 👇

De l’autoédition à la reconnaissance du milieu du livre

Ma vie en van est d’abord publié en autoédition en 2017. Au départ, il faut plus le voir comme un manifeste sur la vie et ce qui est vraiment essentiel, qu’un véritable guide pratique sur la vanlife.

Le succès de cette première édition (environ 2000 exemplaires) lui vaut d’être repéré par un éditeur.

En 2019, le livre est réédité par City éditions. Florent Conti y ajoute alors une 2e partie constituée de 8 chapitres axés sur les aspects pratiques d’une vie minimaliste en van.

J’ai personnellement lu la deuxième version.

La partie supplémentaire n’est pas superflue. Elle a un double mérite. D’une part, elle allège le propos assez philosophique de la première moitié de l’ouvrage et, d’autre part, elle vient donner des détails sur le quotidien d’une vie en van, très utile à ceux qui n’ont jamais vécu ce genre d’expérience.

Pour ceux qui, comme moi, connaissent déjà les avantages, et surtout les inconvénients, de cette vie en véhicule récréatif, vous ne manquerez pas de sourire à l’évocation des multiples adaptations à prévoir lorsque l’on choisit cette voie.

Mais avant de vous parler plus longuement de Ma vie en van, faisons un petit point sur son auteur.

Qui est Florent Conti ?

Florent Conti est Québécois.

C’est pour cela, mes chers lecteurs et lectrices de France qui avaient regardé quelques-unes des vidéos ci-dessus, qu’il a ce charmant accent et emploie des mots bizarres comme « dispendieux » et « présentement » qu’on ne trouve plus, en France, que dans des dictionnaires de vieux Français. Le Français du Québec et son intonation séduisent souvent l’habitant de l’Hexagone l’emmenant dans les grands espaces de cette lointaine Amérique, ses forêts, ses lacs, sa nature vierge.

En 2015, Florent Conti décide de mettre un terme à une vie qui ne lui convient pas alors qu’il dispose d’une situation enviable avec un travail qui lui procure un salaire confortable et un appartement sympa à Montréal, une ville réputée agréable à vivre.

Depuis, il part à la découverte du monde, mais surtout de lui-même.

Il ouvre sa chaîne YouTube dès les débuts de 2016 pour partager les voyages qu’il entreprend seul au volant de sa Flomobile.

Photographie de Florent Conti disponible sur son compte Instagram, consultation du 23/11/2019

Né en 1990, il n’a pas attendu l’ombre des ans pour réfléchir sur le sens de la vie et tout ce qui en découle : le sens du travail, le sens de la société de consommation, etc.

Certains diront qu’il n’a pas encore atteint l’âge de raison et qu’il ne sait point ce qu’il dit, qu’il est un grand donneur de leçon. En tout cas, c’est ce qu’il ressort des avis négatifs publiés sur Amazon au sujet de sa première version du livre.

Toutefois, ce serait bien mal le comprendre. S’il n’y avait qu’une seule phrase à relever dans son bouquin, peut-être serait-ce celle-ci :

Mon but ici n’est cependant pas de convaincre mais d’exprimer, et beaucoup de mes affirmations devraient plutôt être reçues comme des questions.

Florent Conti, Ma vie en van

Alors, oui. Certains s’offusqueront qu’un si jeune homme vienne les bousculer dans leurs certitudes. Mais n’y a-t-il pas que la vérité qui blesse ? Ces personnes ne sont peut-être pas encore prêtes pour entendre son discours.

Photographie de Florent Conti disponible sur son compte Instagram, consultation du 23/11/2019

En même temps, avec un titre aussi accrocheur que Ma vie en van à l’heure où la vanlife n’a jamais autant été à la mode peut en décevoir.

Aujourd’hui, la communauté des vanlifers n’a jamais été aussi hétérogène. Composée de gens qui ont choisi de vivre simplement dans un fourgon aménagé par leurs soins, souvent avec de petits moyens, aussi bien que de citadins aisés en mal d’espace qui ont acheté à prix d’or le dernier véhicule sorti pour s’éprendre de liberté quelques semaines par an, il faut bien avouer que tous ces gens ont peu de points communs.

Clairement, avec ses réflexions sur la vie, Florent Conti s’adresse plus aux premiers qu’aux seconds. Ou, tout du moins, à ceux qui sont déjà dans une démarche de changement. Donc on comprendra aisément que certains s’offusquent et n’apprécient que modérément le discours.

Pour ma part, ce gentil rentre-dedans me plaît bien. Il a le courage d’exposer ses idées et de les argumenter. Il soulève d’intéressants débats utiles à notre société.

Ma vie en van, première partie

Florent Conti fait démarrer l’histoire à l’année où il reçoit son diplôme de fin d’études, 2012. Déjà, son regard sur ce bout de papier qui lui donne droit d’entrer fièrement dans la vie active, comme sur la cérémonie que toute une société attend (surtout outre-Atlantique) en dit long sur le tempérament du protagoniste.

D’ailleurs, ce premier chapitre s’intitule « il ne me reste plus qu’à mourir ». Éloquent, n’est-ce pas ?

Les années passent. Florent Conti s’enterre dans une vie de plus en plus confortable. Il sait que quelque chose ne va pas, mais ne trouve pas tout de suite la solution à ses problèmes existentiels.

Son virage vers la vie en van s’amorce dès le 2e chapitre. À partir de là commence une comparaison entre sa vie nouvelle et sa vie d’avant. Il expose les bienfaits que lui a procurés ce changement. Le minimalisme s’impose de lui-même avec un si petit espace de vie et Florent Conti finit par en tirer toutes les vertus.

Insensiblement, le propos finit par dériver presque entièrement sur une critique de la société sans plus faire de référence à la vie en van. Ça plait, ou pas.

Certains lecteurs qui ne connaissaient pas Florent Conti ne sont pas venus chercher ce long monologue critique. Ils voulaient simplement avoir des informations sur la vie en van et non sur les interrogations qu’elle génère. Ils sont donc déçus de leur lecture. Logique.

D’ailleurs, est-ce bien la vie en van qui est responsable de tout son questionnement ? Ne peut-on raisonnablement penser que les mêmes interrogations auraient pointé le bout de leur nez s’il avait décidé de vivre dans une cabane au fin fond du Québec ou s’il avait campé quelques semaines dans le bus qui a servi d’abri à Chris McCandless en Alaska lors de son périple mortel ?

Finalement, choisir de vivre en van plutôt que dans une cabane au fond d’un bois, n’est-ce pas être victime de notre société de consommation et de la mode #vanlife ?

Il faudra que je lui pose la question un jour de vive voix. Mais j’ai d’ores et déjà une petite idée de sa réponse :

La vraie liberté d’esprit, c’est d’abandonner certaines idées au lieu de s’y cantonner. Et ce n’est qu’en sachant se gouverner seul que l’on peut vivre en accord avec ses contradictions – et celles des autres.

Florent Conti, Ma vie en van

Ma vie en van, deuxième partie

Voici ici 8 chapitres d’inspiration un peu plus concrète. Ils satisferont probablement le lecteur qui chercherait des informations pratiques.

Plus que des conseils, Florent Conti présente son expérience. Chaque situation et besoin étant différents, il cherche plus à expliciter ses choix afin de donner des pistes de réflexion aux futurs vanlifers, et surtout à ceux qui voudraient, comme lui, se lancer dans cette aventure à temps plein. Devenir full-timer (c’est ainsi qu’on les nomme au Canada et aux USA).

Comme tout changement de vie, cela ne s’improvise pas. Nous entrons alors dans des détails très terre à terre comme la gestion de la douche ou des toilettes dans cet espace exigu.

Sous ce côté alléchant du voyage à temps plein, tout le monde est-il prêt à faire autant de sacrifices au niveau de son confort ?

D’ailleurs, beaucoup ne voient que le côté émergé de l’iceberg. Les magnifiques images et les randonnées grandioses, les panoramas à couper le souffle que Florent Conti met en avant dans ses vidéos. Mais la vie en van à temps plein, ce ne sont pas des vacances à temps plein, c’est la vie, point.

Vivre sur la route est un voyage, mais un voyage loin de ce que l’on entend aujourd’hui dans notre société de consommation.

Vivre en van à l’année c’est travailler, cuisiner, dormir dans peu d’espace, posséder peu (seulement l’essentiel), être économe en eau et en énergie, chercher un robinet d’eau pour se ravitailler, partir en quête d’un nouvel endroit pour dormir chaque soir, angoisser pour une panne de batterie l’hiver qui vous laissera dans le froid, s’inquiéter au moindre bruit inhabituel du moteur…

C’est aussi vivre à son rythme, être en communion avec la nature, prendre le temps de faire, de voir, de regarder, d’observer et surtout, une certaine idée de la liberté.

Pourquoi lire Ma vie en van ?

Pour la petite histoire

Il faut que je vous dise comment j’ai découvert ce titre ! Moi-même auteure d’un récit de voyage en camping-car en autoédition, Amazon m’a très vite proposé dans les suggestions de lecture Ma vie en van de Florent Conti.

Bénis soient les mots clés, algorithmes et autres cookies qui tracent votre activité sur le Web ! Je n’aurais jamais cru que j’écrirai cela un jour, pure folie ! Néanmoins, sans cela, peut-être n’aurais-je jamais eu vent de l’existence de ce livre.

Sa couverture m’interpelle presque tous les jours lorsque je regarde si mon compteur d’avis augmente (je dois l’admettre, bien moins vite que celui de Florent Conti…).

Quelques mois plus tard, j’écris un article qui liste 10 récits de voyage en camping-car ou van. J’en ai lu certains, d’autres pas. Ma vie en van figure dans ce classement. Plus le temps passe et plus sa couverture me fait de l’œil. Ce livre a sa place dans La Voyageothèque, c’est certain ! Bref, je finis par craquer et je l’achète en version numérique car, comme vous le savez, je suis une adepte de la liseuse électronique.

Vous me direz alors que mon avis est biaisé, que j’ai un rapport trop intime avec les véhicules aménagés, avec le questionnement existentiel qui m’a poussé à adopter pendant un an la #campingcarlife (c’est moins stylé que la vanlife hein ? Pourtant il y a bien peu de différences.)

Et vous aurez sûrement raison. Je lis avec mes émotions, mes sentiments, avec ce que je suis, mon vécu, mes expériences.

L’essentiel est que, vous lecteur, lectrice, soyez conscient·e de ce qui me porte vers tel ou tel titre, ce qui m’influence, ce qui me touche, afin que vous ne soyez pas déçu·e d’une lecture que vous auriez engagée suite à l’une de mes chroniques.

Un livre, on aime, on n’aime pas. Laisse-t-il indifférent ? Je ne crois pas.

Voici ce qui m’a plu

J’ai aimé ce livre qui sort de l’ordinaire, à la fois critique de la société et questionnement philosophique, reflet d’un intense voyage intérieur autant qu’extérieur.

J’ai aimé ce discours anticonformiste qui peut déranger, mais qui pose les bonnes questions.

J’ai finalement aimé ce parti-pris de rédiger un long monologue, un manifeste sur la vie minimaliste et la nécessité de ne pas se laisser divertir, parce que c’est audacieux.

Néanmoins, malgré ma relative proximité avec les thèmes abordés ici, je suis loin d’être la seule à avoir apprécié ma lecture.
Voir les avis sur Amazon de la 1re version, de la 2de version

Puis j’ai aimé regarder ses vidéos et ce format long qu’il affectionne tant, si inhabituel sur YouTube. Un format d’expression qui correspond à la vie qu’il a choisie.

Prendre le temps.

Quel sens cela aurait-il de nous fournir uniquement des vidéos de 10 minutes pour gens pressés alors qu’il milite pour le slowtravel ?

Il est en accord avec ses valeurs.

Et honnêtement, c’est vraiment pas mal d’avoir un film de 2 heures à regarder pour s’immerger dans l’Ouest américain !

Oui, je vous conseille d’acheter ce titre et d’en faire votre livre de chevet

➡️ Parce que, par cette action, vous soutiendrez les projets de Florent Conti et une forme d’expression indépendante

➡️ Parce que l’auteur semble sincère

➡️ Parce qu’il pourrait bien répondre à certaines de vos interrogations sur la vie en van et sur la vie tout court

➡️ Parce qu’il loue la liberté

➡️ Parce qu’il promeut des valeurs de simplicité et de partage

Acheter Ma vie en van


Pour en savoir plus sur Florent Conti, vous pouvez aussi regarder cette interview réalisée par Voyage en roue libre en juillet 2019.


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