Passeport à l'iranienne de Nahal Tajadod - Livre Iran
Iran

Passeport à l’iranienne

Partager l'article
  • 16
  • 1
  • 1
  •  
    18
    Partages

Passeport à l'iranienne de Nahal Tajadod, un roman sur l'Iran. Un livre à découvrir, assurément !

Dix jours pour renouveler un passeport en Iran. Une occasion à ne pas manquer pour dresser un savoureux portrait de la population iranienne. Un livre sur l’Iran qui propulse rapidement le lecteur dans le quotidien d’un peuple attachant dont on découvre les habitudes et les aspirations.

Résumé de l’éditeur

Obtenir le renouvellement de son passeport, en Iran, relève du parcours du combattant ! Et c’est l’expérience qu’a vécue l’auteur de ce livre, une aventure qui mobilise tout le petit peuple de Téhéran, prétexte à une galerie de portraits irrésistibles : deux photographes spécialistes de portraits islamiques, une maquerelle qui veut envoyer des filles à Dubaï, une grand-mère qui offre une poule vivante à un militaire implacable, un technicien qui cache une parabole TV dans une marmite d’offrandes religieuses… À l’encontre des idées reçues, Nahal Tajadod décrit un Iran généreux, drôle, où la débrouillardise est le maître mot de la vie quotidienne, un pays qu’elle aime passionnément.

Téhéran, le cadre de l’histoire

Dans ce roman, Nahal Tajadod nous invite à la suivre à travers tout Téhéran en quête de l’obtention de sa fameuse pièce d’identité du voyageur. Une démarche désespérée dans les affres de l’administration iranienne.

Téhéran est sa ville natale. Elle y réside encore ponctuellement lorsqu’elle revient au pays. Cependant, c’est sans vergogne qu’elle lui attribue des adjectifs qualificatifs peu glorieux ou lui affuble des descriptions peu flatteuses.

Dans cette folie anarchique de construction, chacun y est allé de son mauvais goût. Je n’oublierai jamais une observation de ma mère qui disait : « Téhéran est finalement devenue très belle, parce que, maintenant, il y règne une harmonie dans la laideur. Tout est uniformément laid. »
Et elle n’avait pas tort. Elle avait rarement tort.

Bien que Téhéran offre de multiples opportunités pour un touriste (musées, palais, etc.), la capitale de l’Iran reste peu attractive. On l’a compris, beaucoup de voyageurs individuels n’y passeront pas, à moins d’y avoir des formalités administratives à régler (obtenir des visas pour la suite d’un périple par exemple).

Ce serait toutefois dommage de ne pas lire Passeport à l’iranienne au prétexte que la scène se déroule exclusivement dans la capitale et sa banlieue. Car ce qui importe ici, c’est le portrait de la population qui est dressé par l’auteure et non les attraits touristiques d’une ville à la circulation et à l’aménagement urbain anarchiques.

Une magnifique description des us et des coutumes persans

Une histoire qui dure dix jours. Dix journées sans répit pour l’auteure, ses personnages et ses lecteurs, littéralement embarqués dans la frénésie de la capitale, propulsés dans le quotidien des Iraniens, dans la fourmilière du peuple au travail.

On s’initie aux us et coutumes de la population, à la pratique du tarof, forme de politesse qui consiste à systématiquement refuser avant d’accepter quelque chose. On peut sentir l’odeur du Shanbalileh, du narguilé, du thé ou du café. On côtoie des gens généreux, travailleurs, débrouillards. Convivialité, hospitalité, entraide sont les maîtres mots.

L’auteure nous décrit plusieurs visages de l’Iran, de celui des travailleurs au bas de l’échelle sociale à ceux de la haute société. Les habitudes de vie, les contraintes liées aux lois de la République islamique, la volonté d’émancipation des uns face au désir des autres de faire appliquer les codes de la Révolution, l’histoire d’un peuple partagé entre tradition et modernité, nous sont ainsi dévoilées en quelques heures de lecture.

Quelques longueurs en fin d’ouvrage sont vite pardonnées compte tenu de tout ce que l’auteure nous apprend sur son pays d’origine.

Vous trouverez en ligne de multiples avis très critiques sur ce roman. D’après un nombre non négligeable de lecteurs, l’auteure ne s’intéresserait qu’à sa petite personne et à sa condition de femme gravitant dans la haute société. On peut voir le livre sous cet aspect-là.

Personnellement, je l’ai lu sous un autre angle, celui qui me permettrait de mieux comprendre l’Iran. Et je dois dire que ce livre ne m’a pas déçue. C’est une vraie réussite, un bijou !

Passeport à l’iranienne, un petit concentré d’Iran, à lire absolument !

Acheter Passeport à l’iranienne.


Partager l'article
  • 16
  • 1
  • 1
  •  
    18
    Partages
  •  
    18
    Partages
  • 16
  • 1
  •  
  • 1

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.