26 voyageurs temoignent de leur changement de vie apres un tour du monde ou un voyage de longue duree
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Voyage longue durée : qu’est-ce que ça change dans une vie ?

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article collaboratif

Partir 6 mois, un an, voire plus, qu’est-ce que ça peut changer dans sa vie ?

Tout plaquer et partir, ou se lancer dans un périple longue durée de manière plus raisonnable en assurant ses arrières, est-ce que cela a réellement un impact sur la vie future de ces globetrotteurs qui ont osé (et pu) franchir le pas ?

Pour ce qui est de l’avant-voyage, indéniablement, toutes les actions des voyageurs se concentrent sur les préparatifs du trip de leur vie. On comprend aisément l’impact immédiat d’une telle décision sur sa façon de vivre pendant les mois qui précèdent le départ.

Pour ce qui est du voyage en lui-même, la vie est bien évidemment chamboulée : rythme différent, adaptation nécessaire, perte de repères, nouvelles contraintes et, surtout, une sensation extrême de liberté, d’une réelle prise en main de sa vie, l’impression de ne plus subir.

Ces mois de préparation entièrement tournés vers le voyage et le voyage en lui-même ont-ils une puissance telle qu’ils auraient la capacité à changer toute une vie ?

Je pense que oui. Non seulement parce que je l’ai vécu moi-même, mais parce que j’ai aussi lu beaucoup de témoignages de retour de voyage qui exprimaient des choses similaires à ce que j’ai pu connaître.

Au retour, changements de vie professionnelle, modifications de vision de la vie, engagements nouveaux, comportements différents, le voyage au long cours déplace le curseur. Il est responsable de changements brutaux ou d’évolution en douceur, mais marque de son empreinte les vies de ces globetrotteurs qui ne seront plus jamais les mêmes.

Sommaire d’un article témoignage qui pourrait changer votre vie

26 voyageurs temoignent de leur changement de vie apres un voyage de longue duree

Pour cet article, je me suis associée à 25 autres voyageurs ayant vécu une expérience d’au moins 6 mois consécutifs de voyage sans retour au bercail. Ils sont partis en famille, en couple ou en solo.

Ils ont tout plaqué,

ou pas.

Leurs destinations et modes de voyage sont aussi nombreux que le nombre de globetrotteurs. Leurs choix de vie au retour également.

Des profils variés donc, avec pourtant de nombreux points communs.

Si un voyage longue durée vous titille, qu’il revient de temps en temps à votre esprit, dans les discussions ou vous réveille la nuit, alors tous ces témoignages pourraient bien vous aider à sauter le pas et à changer votre propre vie.

L’article est long. Il vous prendra 35 à 40 minutes de votre temps. Beaucoup plus si vous consultez les liens que les auteurs vous invitent à visiter pour prolonger votre réflexion.

Pour en faciliter la lecture, je vous invite à le télécharger au format pdf et à l’enregistrer en complétant le formulaire ci-dessous.

AU SOMMAIRE :

1. Céline : « un mode de vie plus lent et minimaliste »
2. Aala : « une vie que je n’avais jamais planifiée »
3. Clémence & Fabien : « Le voyage nous a fait grandir et relativiser sur nos vies »
4. Laura : « j’ai su faire face seule »
5. Annie & Stéphane : « être en phase avec notre philosophie de vie »
6. Seb & Laura : « nous avons quitté nos CDI respectifs pour devenir blogueurs professionnels »
7. Emi : « vivre notre vie et pas la subir »
8. Mila : « l’impression de posséder la richesse de la liberté »
9. Florence : « j’ai découvert le slowtravel »
10. Laurent : « le besoin permanent de profiter de la vie »
11. Sophie : « Le séjour longue durée dans un pays ne change pas seulement notre vie, il la façonne »
12. Astrid : « Aujourd’hui, je crois enfin savoir qui je suis »
13. Camille : « ce que ce voyage a changé radicalement, c’est mon métier ! »
14. Dajana & Ivo : « nous avons appris à apprécier le moment présent »
15. Emmanuel : « travailler à mon compte pour développer des activités qui me ressemblent »
16. Carole : « l’importance de certaines choses, et la futilité de tant d’autres »
17. Cécile : « changer totalement de mode de vie et devenir nomades à plein temps »
18. Emily : « le voyage est devenu mon style de vie »
19. Mathieu : « l’ouverture aux autres »
20. Nicolas : « nouvel état d’esprit »
21. Eloïse & Luc : « nous avons évolué autant sur un plan personnel que professionnel »
22. Valérie : « revenir en France nous a soudainement paru comme impossible »
23. Mélanie : « cette aventure nous a donné une force inimaginable »
24. Claire & Jérémie : « repenser notre façon de consommer, de manger, de voyager, de travailler »
25. Briac : « prouver au monde entier qu’une économie différente est possible »
26. Carine : « en un an, on a pris de nouvelles habitudes »

Voyage longue durée et changement de vie, que retenir de ces expériences ?

1. « un mode de vie plus lent et minimaliste »

Par Céline Amoravain du blog Globetrekkeuse

Pour nourrir ma passion du voyage et pour réaliser un rêve ancré en moi depuis de longues années, j’ai réalisé en 2011 un « Tour du Monde » en solitaire, version back-packer, avec pour fil rouge les merveilles de la nature. Des glaciers de Patagonie au lac Titicaca, des rizières de Chine aux sommets himalayens, j’ai eu la chance de pouvoir admirer quelques-uns de plus jolis trésors naturels de notre planète.

En rentrant de voyage, plus consciente encore de notre impact négatif et irréversible sur la Terre, j’ai repris mon métier d’ingénieur comme si de rien n’était, si ce n’est un mode de vie plus respectueux de l’environnement.

Mais, mes valeurs avaient changé.

J’avais non seulement acquis la certitude qu’un mode de vie plus lent et minimaliste était possible et bénéfique, mais j’avais surtout reçu la plus grande des richesses, du Temps pour moi, et je n’étais pas prête à la laisser filer !

L’évolution s’est ensuite faite par étapes mais les bases du changement sont bien nées sur les sentiers, au cours de ce voyage de plusieurs mois sur 3 continents.

Aujourd’hui, je suis blogueuse voyages et je continue de découvrir les plus beaux paysages du Monde… en famille désormais. Et quand nous ne voyageons pas, nous avons la chance de vivre dans le département le plus « nature » de France :  la Guyane, recouvert à 97% d’une forêt équatoriale parmi les plus riches au Monde !

Globetrekkeuse au Tibet, au-dessus du lac Yamdrok-Tso
Au Tibet, au-dessus du lac Yamdrok-Tso
©Globetrekkeuse

Au sujet du voyage plus lent et si vous cherchez des solutions pour diminuer l’impact négatif du tourisme sur la planète, vous aimerez lire l’article Voyager sans avion.

2. « une vie que je n’avais jamais planifiée »

Par Aala du blog Un Gaijin au Japon

2009, alors que je suis en dernière de Master en École Supérieur de Commerce, je commence à penser à l’après-études. J’ai déjà une offre d’emploi qui m’attend au chaud, en tant que directeur de magasin en grande distribution, avec un plan de carrière bien ficelé et des évolutions de postes à l’international.

Oui, mais voilà, j’ai envie d’apprendre l’anglais, langue pour laquelle je ne suis pas doué et l’Australie m’a toujours attiré (merci “Hartley cœurs à vif”).

C’est décidé, je partirais faire un Working Holiday d’un an en Australie.

Puis, pendant les préparatifs, je change d’idée et je pars sur l’idée d’un tour du monde d’un an avec : Angleterre, Hong-kong, Macao, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada et USA au programme. Je pars le 5 novembre 2009, pour un an, avec une promesse d’embauche, à mon retour, en poche.

Sauf qu’une fois en route je me suis pris au jeu du voyage.

Une fois arrivé au Canada, qui sera le 6ème pays de mon périple, au lieu de rester 6 mois sur place je resterais un an et ne prendrais jamais mon billet retour. J’ai finalement décidé de continuer mon périple, d’y ajouter le Maroc (lors d’un passage en France pour un visa), le Mexique, un gros road-trip au travers du Canada et des USA … avant de m’envoler pour un an avec un PVT Japon, un an au pays du Soleil-Levant. Ensuite, je devais enchainer avec la Corée du Sud, Taiwan, l’Argentine … tous ces pays avec des Working Holiday Visa.

Sauf que je n’ai jamais vu la Corée du Sud de mes yeux. J’ai rencontré celle qui est devenue ma femme, au Japon. Nous nous sommes mariés, installés ensemble dans l’archipel nippon et avons fondé une famille.

Qu’est-ce qu’a changé ce voyage au long cours dans ma vie ?

Tout simplement : TOUT !

Je vis, aujourd’hui, une vie que je n’avais jamais planifiée auparavant et je pense que c’est ça le charme de ce genre de voyages !

Un Gaijin au Japon - Mont Fuji
©Un Gaijin au Japon

3. « Le voyage nous a fait grandir et relativiser sur nos vies »

Par Clémence & Fabien du blog Un passeport en cavale

Après avoir pas mal vadrouillé dans le monde, Clème rêvait de découvrir le Sri Lanka pour ses 30 ans.
Mais qui aurait pu prédire que ce voyage allait changer nos vies à jamais …

À peine rentrés de cet incroyable voyage sur l’île de Ceylan, nous n’avions qu’une envie : Repartir sur l’île de Ceylan !
Un soir, très sérieusement j’ai dit à Clème :
Et si on plaquait tout pour vivre au Sri Lanka ?

8 mois plus tard, on quittait notre belle Suisse avec seulement un aller simple en poche et nos 2 valises.

Et vous savez quoi ? C’est la plus belle aventure de notre vie !

Le voyage a changé nos vies sur tous les points.
Notre mode de vie et de consommer est différent, notre façon de penser et de voir les choses est différente.
Le voyage nous a fait grandir et relativiser sur nos vies.
Nous habitons dans un pays où le salaire moyen est de 150 € par mois, des milliers de Sri Lankais vivent dans des conditions très difficiles et pourtant, l’entraide et la solidarité priment sur le reste. Un pays dans lequel la famille est la plus grande richesse de ses habitants.

Grâce aux voyages, nous avons développé notre ouverture d’esprit, une ouverture nécessaire et indispensable pour une expatriation comme celle-ci.

Cette aventure nous a fait grandir et nous re-découvrir, grâce à elle nous avons appris ce qui comptait réellement dans la vie et nous avons enfin pu nous débarrasser du superflu.


Sans les voyages, nous ne serions pas les personnes que nous sommes aujourd’hui. Sans les voyages, nous n’aurions jamais tenté cette belle aventure.

Voyager, c’est vivre et se découvrir.

Aujourd’hui, nous partageons cette incroyable aventure sur notre blog, nous y parlons de la vie d’expat, de notre démarche 0 déchet, de nos projets ici, comme celui de notre maison d’hôtes mais nous y dévoilons également toutes les astuces et ce qu’il faut savoir pour découvrir le Sri Lanka.

Scène de vie au Sri Lanka par Un passeport en cavale
Retour de pêche sur la plage de Trincomalee, Sri Lanka
©Un passeport en cavale

Découvrir d’autres récits d’expatriation avec les livres de Lili Plume (Brésil) ou Caroline Leblanc (Barcelone).

4. « j’ai su faire face seule »

Par Laura Pedebas du blog La Cyclonomade

Tout voyage au long cours possède son lot d’aventures, de temps pour soi et de remises en question. Mais rien d’équivalent à un voyage à vélo où on affronte chaque jour les éléments météo, où l’on met son corps à l’épreuve physique et où l’on rencontre chaque jour des dizaines de personnes curieuses de connaître notre histoire. En 2012 je suis partie à travers les Amériques à vélo, et en amoureux. Ce voyage de 10 mois a tout chamboulé. 

Car même si ce n’était pas notre premier voyage à vélo ensemble, mon couple n’a pas résisté à l’usure de la route. Du moins à la réflexion qui en découle. J’ai finalement décidé que j’étais trop jeune pour le lot de galères dans lequel je m’embarquais avec lui. J’ai donc terminé mon voyage seule, mais autrement. Avec un raccourci. Mais c’est le mot «  seule »qui est important.

Parce qu’avant toute cette histoire je ne me serai jamais cru capable de pouvoir affronter un voyage en solo. Cela me semblait impossible. Et pourtant, j’ai réussi à prendre seule l’avion pour Ushuaïa afin de recommencer mon voyage sur de bonnes bases. J’ai monté ma tente, géré mon stock d’alimentation, affronté les vents, fait confiance à de nombreux inconnus sur la route, j’ai su faire face seule aux imprévus. Et vous savez quoi? En vrai ce n’est pas plus difficile de faire tout cela en solo.

Laura la cyclonomade en Patagonie
©La Cyclonomade

5. « être en phase avec notre philosophie de vie »

Par Annie & Stéphane Marais, auteurs et libraires à « Des livres, des auteurs »

Notre tour du monde de 4 ans ne fut pas une parenthèse dans notre vie ou alors, elle ne s’est jamais refermée. D’autres voyages au long cours ont suivi, en famille d’abord (Eurasie, Afrique de l’Ouest) puis tous les deux (Europe de l’Est, Portugal…). Tous ces périples nous ont permis d’être en phase avec notre philosophie de vie et nous ont ouvert de nouvelles portes.

Nous avons réussi à concilier nos deux passions : le livre et l’aventure.

Nous avons rapidement créé une librairie, axée sur les voyages, dans la citadelle de Brouage (17). Elle s’appelle « Des Livres, des Auteurs ». Nous y proposons aussi nos ouvrages (une dizaine maintenant).

Puis, avec nos enfants, nous organisons « Le Festival des Aventuriers » qui se déroule en octobre à Tonnay-Charente depuis 2012. Une douzaine d’invités viennent partager leurs aventures, film ou réalisation numérique, devant un public de passionnés. Des prestations suivies de dédicaces.

Enfin, la librairie de Brouage ferme pendant trois mois l’hiver, alors nous continuons nos voyages à travers le monde, des aventures ponctuées généralement par l’écriture d’un livre.

En résumé, le voyage au long cours a radicalement changé notre vie.

Annie et Stéphane Marais avec leurs trois enfants pour un tour du monde en famille
“3 enfants autour du monde”
©Annie et Stéphane Marais

Je suis ravie qu’Annie et Stéphane Marais m’aient fait l’honneur de participer à cet article. Leur premier livre Trois enfants autour du monde a contribué à changer ma vie en me démontrant qu’il était possible de réaliser ses rêves.

6. « nous avons quitté nos CDI respectifs pour devenir blogueurs professionnels »

Par Seb & Laura du blog les globe blogueurs

Au départ, c’était un voyage au long cours, comme beaucoup le font. En 2013, nous avions choisi l’Amérique latine, un tour du monde nous semblant bien trop ambitieux sur un an. C’est déjà très cours un an pour explorer un continent.

Et puis nous avions déjà en tête l’idée que d’autres voyages longs suivraient plus tard, sur d’autres continents…

Avant de partir, nos amis, notre famille nous ont soufflé à l’oreille l’idée de créer un blog pour garder le lien, éviter les mails qui se perdent et se multiplient. Et puis cela nous permettrait de garder de beaux souvenirs plus tard.

Alors nous nous sommes lancés, sans prétention. Les premiers articles et photos étant un peu maladroits, mais sincères, nous avons commencé à élargir notre audience au-delà du cercle des proches.

Jusqu’à rencontrer d’autres voyageurs sur la route grâce à ce journal de bord virtuel. Qui a dit que ces supports nous isolaient et nous détachaient du monde réel ? Ces injonctions sont totalement vides de sens pour moi, tout dépend de ce qu’on fait de ces outils.

À notre retour, nous avions une petite communauté qui nous suivait régulièrement, mais n’avions pas forcément l’intention de poursuivre, même si nous avions pris goût à l’exercice et aux liens tissés. Puis une agence nous a contactés, nous demandant d’écrire pour eux nos récits de voyage, puis une deuxième… Nous y avons vu un encouragement à poursuivre, une confirmation que nos récits et photos pouvaient susciter de l’intérêt, et une petite rémunération…

De fil en aiguille, nous nous sommes pris au jeu et le blog a pris de plus en plus d’importance. Nous avons investi les réseaux sociaux (oui, tardivement…), nous nous sommes connectés à d’autres blogueurs, avons découvert qu’on pouvait en faire un métier (c’était tout nouveau à ce moment).

Un petit bout ayant été conçu au cours de notre long voyage (un autre aspect de ce voyage qui a changé notre vie), nous avions envie de passer du temps avec lui, de partager avec lui notre soif de découverte du monde sous un angle nature.

Alors nous nous sommes lancés. En 2017, nous avons quitté nos CDI respectifs pour devenir blogueurs professionnels.

Depuis, nous vivons entre Nantes et le reste du monde, profitant à trois de cet immense privilège de pouvoir cheminer ensemble.

Les globe blogueurs sur la route
©Les globe blogueurs

7. « vivre notre vie et pas la subir »

Par Emi des ghuidussenvadrouille.fr

Nous sommes partis 7 mois en camping-car. Ce qui a changé à notre retour :

Adrien : a pris en confiance en lui, va plus facilement vers les gens, a mûri. Il sait qu’il est capable de plus.

Nina : la tolérance et le partage.

Seb : qu’il doit repartir au plus vite qu’il ne travaillera plus aussi dur.

Emi: le lâcher-prise, moins négative, et qu’elle doit repartir au plus vite.

Concrètement, Adrien est moins torturé, il a 2 ans de retard scolaire, mais il en connaît plus que ses camarades. Son œil d’artiste s’est affiné et il est à l’aise en classe. Nina a appris qu’elle n’est pas obligée de suivre un groupe, que c’est chouette même si elle est seule. Elle repart avec nous et, cette fois, très volontiers. Les enfants avaient très peur au début de tout perdre et ils ont énormément gagné. Ils ont repris l’école.

En revenant toute la routine est revenue (boulot, TV…) mais une envie de repartir nous a lancé sur la vente de notre maison, de nos affaires. Ne plus avoir d’attaches matérielles, enfin presque. Le futur départ est pour mars 2021, pour 2 ans minimum.

Nous repartons à 3, car Adrien aura presque 18 ans. Il repartira plus tard avec son projet. L’aventure ne nous a pas spécialement rapprochés mais elle s’est ancrée en nous. Et nous voulons repartir, avoir un jardin différent tous les jours. Vivre maintenant quand physiquement on le peut encore, vivre notre vie et ne pas la subir.

lesghuidussenvadrouille, une famille qui voyage en camping-car
©lesghuidussenvadrouille

Les voyageurs au long cours en camping-car ont pu s’inspirer de cette liste de livres avant de partir 😉

8. « l’impression de posséder la richesse de la liberté »

Par Mila Colas du blog Un monde à vélo

Le voyage lent et au long cours m’a offert un retour au calme.

En 2017, j’ai décidé de quitter ma vie parisienne pour partir faire un tour d’Europe à vélo. J’avais alors un profil que l’on retrouve chez de nombreux voyageurs : un poste de cadre avec des perspectives d’évolution, un petit appartement et un salaire décent me permettant de fuir cette routine chaque week-end.

Le contraste avec ma vie de cyclovoyageuse a tout de suite été saisissant. Je me suis détachée de tout ce que j’avais avant tout en m’attachant profondément au matériel vital à mon voyage. Je n’avais pas grand-chose mais l’impression de posséder la richesse de la liberté. Alors, j’ai appris à vivre au jour le jour et à me laisser guider par mes envies du moment. Avancer signifiait alors ne plus rien prévoir. À vélo, on ne sait pas vraiment où l’on sera dans une heure !

Il a fallu 3 mois pour que je me sente enfin détendue et que le stress ne soit plus un poids. Je n’avais pas réalisé à quel point cette vie qui ne me convenait pas avait un impact sur moi. J’étais si habituée à être sous pression que cela faisait partie de moi. Alors, j’ai vécu cette soudaine relaxation comme une délivrance mais aussi comme une révélation

La vie est bien trop courte pour que l’on s’offre à quelque chose qui n’a pas de sens. C’est ce qui fait que mon voyage au long cours n’a jamais vraiment cessé depuis, même s’il est alterné avec des périodes sédentaires, en Italie. J’ai réadapté ma vie professionnelle et suis désormais intolérante au mauvais stress ou à tout ce qui est nocif. C’est fou car cette détente nouvelle m’a également apporté une forme de sérénité. Je suis désormais beaucoup plus patiente !

Un monde à vélo à Saint Jacut de la Mer
Saint-Jacut de la Mer
©Un monde à vélo

9. « j’ai découvert le slowtravel »

Par Florence qui fait des voyages au long cours depuis qu’elle est digital nomad

Il y a quelques années, j’ai créé mon entreprise en ligne dans le but de parcourir le monde tout en travaillant avec Internet (je suis donc digital nomad). J’ai alors programmé mon premier voyage au long cours : un road trip de 6 mois en Australie, auquel j’ai greffé 1 mois en Indonésie et 1 mois en Nouvelle-Zélande. Cela faisait longtemps que je rêvais de partir en Australie, mais que je n’arrivais pas à le prévoir concrètement. Et du coup, en étant devenue digital nomad, j’ai pu non seulement réaliser mon rêve, mais rester sur place 6 fois plus longtemps !

Et ça, c’est l’élément capital qui a rendu mon séjour si merveilleux. Jusque-là, je connaissais surtout les séjours de 2-3 semaines, tout planifiés en amont, où l’on essaie d’optimiser la moindre seconde de temps sur place et où au final, on a toujours l’œil sur la montre. Et là, en Australie, j’ai découvert le slowtravel.

J’ai pris mon temps.

J’ai pris le temps.

Je dormais dans mon véhicule et je n’avais fait aucune réservation, pas même la première nuit. Quelle souplesse, quelle liberté !

Je planifiais mes visites au fur et à mesure. Quand je me plaisais bien quelque part, je restais plus longtemps. Sinon je ne m’attardais pas.

Aucune contrainte.

Et une excellente façon de faire de chouettes rencontres !

En voyage tourisme sur 2-3 semaines, on ne prend pas le temps de la même façon d’échanger avec les locaux. On ne s’imprègne pas des lieux aussi bien. Et d’avoir le temps sur place, m’a permis aussi de faire des affûts sur la plage, plusieurs jours de suite, jusqu’à enfin voir les bébés tortues sortir du sable pour rejoindre l’océan ! Un instant magique.

J’ai pris goût au slowtravel. Désormais, si je dois réserver des hébergements, je reste généralement une semaine voire un mois ou deux au même endroit. Je préfère voir moins mais mieux. Ne pas forcément chercher à tout faire, tout visiter, mais plutôt prendre le temps d’apprécier chaque lieu, de savourer chaque instant !

Voyager au rythme de la tortue par Voyages Infinis
En court-séjour, c’est la course : comme pour ce bébé tortue, qu’on aura d’ailleurs peu de chances de voir entre deux visites. Le slowtravel, c’est voyager au rythme de la tortue, une fois qu’elle a rejoint l’océan.
©Voyages infinis

10. « le besoin permanent de profiter de la vie »

Par Laurent du blog Tour du monde Les ombres

Dans un voyage au long cours, il y a un Avant, un Pendant et un Après. Les changements pour nous n’ont pas été radicaux, mais progressifs.

Souvent le plus visible se situe au niveau professionnel. Là, j’ai manqué du courage nécessaire pour changer. Ou juste un peu : de chef de projet technique, je suis devenu Scrummaster. Au moins, le cadre de travail est devenu radicalement différent :  me voilà chef d’orchestre d’une méthodologie Agile qui fait la part belle à l’amélioration continue, à l’épanouissement de l’équipe, au plaisir dans le travail, au sens qu’on peut y mettre et y trouver. C’est déjà ça.

Dans la vie quotidienne, les changements sont les plus nombreux mais moins évidents à cerner. Citons pêle-mêle :

  • le besoin permanent de profiter de la vie. C’est un état d’esprit, devenu vital.
  • la capacité à savoir prendre du recul, de la distance (faudrait-il l’expérimenter littéralement pour mieux le mettre en pratique métaphoriquement ?) et savoir relativiser.
  • l’envie d’aller vers l’autre, de ‘partager’. D’abord égoïstement d’ailleurs pour évacuer mon trop-plein de choses à raconter puis pour vivre les aventures des autres, quels qu’en soient les domaines.
  • la relation familiale. Difficile à cerner, difficile à exprimer. Plus de temps passé avec les enfants, regard différent et réinventé vis-à-vis du conjoint… Mais surtout un nouveau fonctionnement, un peu comme l’émergence d’une conscience collective du noyau familial.  Une nouvelle entité faite d’individualités qui se complètent et se comprennent, et font corps.
  • la relation aux aspects matériels. Plus le temps passe, moins on a de besoins…
  • et puis enfin, le plus important pour moi, la relation à la Terre, la place que l’on y tient, le rôle que l’on y joue. Humilité et prise de conscience, avec un soupçon d’écologie en plus.
Tour du monde Les Ombres
©Les ombres

11. « Le séjour longue durée dans un pays ne change pas seulement notre vie, il la façonne »

Par Sophie Floreani, écrivaine – Scrittrice – Writer

Depuis mon enfance, je baigne dans une double culture. Née en France de parents italiens, l’étranger m’a toujours attirée. Je parle désormais 9 langues, ai parcouru les 5 continents et vécu dans 6 pays.

J’ai habité pendant 8 ans dans 5 endroits aussi divers que le Texas, l’Indonésie, l’Écosse, Le Sultanat d’Oman et la Russie.

Le séjour longue durée dans un pays ne change pas seulement notre vie, il la façonne. Tout comme nos qualités innées, nos personnalités s’imprègnent de nos expériences de « l’ailleurs ».

Arriver dans un pays impose de sortir de sa zone de confort. Quand, de surcroît, nous n’en connaissons pas la langue, et que nous ne pouvons pas lire son alphabet, l’expérience peut s’avérer extrêmement déstabilisante. Je me rappelle ainsi mon arrivée à Moscou.

Notre cerveau, notre être tout entier doit être perméable au changement. Pas d’autre choix que d’adopter la pensée darwinienne : s’adapter pour survivre.

L’expérience peut être aussi éprouvante que gratifiante. Nous parvenons à dépasser nos limites, aller vers l’autre et accepter l’inconnu.

Au-delà de l’adaptation, le relationnel est fondamental. En nous ouvrant à des cultures étrangères, des modes de vie distincts, une nouvelle langue, un climat inhabituel, une nourriture et une religion différentes, nous devenons plus riches.

Nous évoluons vers une plus grande sagesse. Nous atteignons un plus fort niveau de tolérance.

L’appel à la prière 5 fois par jour à Mascate, pour moi qui suis née aux sons des cloches des églises, me rappelait sans cesse ma différence. J’ai intégré ce vécu dans mon être, tout en conservant ma propre religion. Toutes mes expériences de l’étranger font de moi la personne que je suis devenue.

Ma carrière de plus de 20 ans a toujours été liée à l’international et a impliqué des voyages. 

Mon roman, Italienne Sang pour Sang, est empreint de ma multiculturalité. Actuellement, je retourne à mes racines et j’ai démarré une activité en Italie dans mon expertise première, les stratégies de changement et l’innovation managériale.

Désormais, le changement est pour moi permanent.

Sophie Floreani - Italienne sans pour sang
À Naples, avec le Vésuve en arrière plan
©Sophie Floreani

12. « Aujourd’hui, je crois enfin savoir qui je suis »

Par Astrid du blog Histoires de tongs

Il y a un cadeau que m’a offert la route : celui d’avoir du temps à disposition, un vrai luxe dans notre société actuelle ! Ainsi, mener une vie nomade, seule, depuis plus de six ans m’a permis de réfléchir en profondeur à une multitude de choses, et de répondre à différentes interrogations comme : quelle est la personne que je souhaite vraiment devenir ?

Si la question est vite posée, il a fallu des années pour que la réponse se dessine d’elle-même. Aujourd’hui, je crois enfin savoir qui je suis, et où est ma place. Je pense aussi parvenir à faire des choix qui me correspondent mieux, que ces derniers soient éthiques, matériels ou même relationnels. C’est là que réside à mes yeux toute la liberté : choisir de consommer ceci ou cela, mais également choisir de ne pas consommer, en trouvant des alternatives.

Ces dernières sont nombreuses, et il faut du temps pour apprendre à les connaître puis pour s’y habituer. J’ai par exemple énormément pratiqué le glanage alimentaire, pour des raisons financières mais aussi et surtout par militantisme. J’ai également changé mon mode d’alimentation car je ne voulais plus manger de viande, et j’ai découvert à ma grande surprise qu’il n’était pas si compliqué de manger végétarien en voyage !

Enfin, j’ai recentré mes quelques priorités : je me déplace de plus en plus lentement (beaucoup à pied, même sur de très longues distances), je passe désormais plus de temps avec mes proches, et j’essaie de bannir de ma vie tout ce qui me semble encore superficiel. Au fil des mois et des kilomètres parcourus, je continue d’apprendre l’art de la sobriété : une richesse inestimable…

1000 Km de marche sur la Via de la Plata par Astrid de Histoires de Tongs
Via de la Plata
©Histoires de Tongs

Si, comme Astrid, vous en êtes en recherche de sobriété, lire Ma vie en van pourra compléter la visite du blog Histoires de Tongs.

13. « ce que ce voyage a changé radicalement, c’est mon métier ! »

Par Camille du Blog Voyage L’Oiseau Rose

Après avoir lâché mon appartement et un bon job en CDI, je suis partie en tour du monde sur un coup de tête. Il m’a fallu à peine 3/4 mois pour préparer ce grand voyage, qui était un de mes plus grands rêves. Aujourd’hui, avec quelques années de recul, je peux affirmer que ce voyage a profondément changé ma manière de vivre.

Mon tour du monde a duré plus de 15 mois, et j’ai parcouru de nombreux pays où le coût de la vie est bas, notamment en Asie et en Amérique du Sud. Je n’avais pas beaucoup d’argent en poche, alors je suis partie en mode “backpackeur” avec seulement un sac à dos sur mon dos. Utiliser le plus possible les transports en commun, manger dans des bouis-bouis et négocier des petits hébergements pas chers tenus par des locaux. Voilà ce qui faisait partie de mon quotidien.

Ce mode de vie loin de ma zone de confort m’a permis de voir à quel point j’aimais l’aventure, les surprises, et les journées intenses ! Cela m’a aussi fait prendre conscience que j’avais réellement besoin de peu de choses pour vivre au jour le jour. Ce tour du monde a donc changé ma manière de consommer, jusqu’à aujourd’hui encore.

Mais ce que ce voyage a changé radicalement, c’est mon métier ! J’ai en effet ouvert mon blog voyage juste avant de partir en tour du monde, afin de partager ma passion et mes aventures. Un blog aujourd’hui visité par près de 100 000 visiteurs par mois, qui me permet de vivre de ma passion. Je suis aujourd’hui auto-entrepreneuse, et pour rien au monde je ne voudrais retourner à mon ancienne vie !

L'oiseau rose - blog voyage
©L’oiseau rose

14. « nous avons appris à apprécier le moment présent »

Par Dajana & Ivo du blog Silkap – Tour du monde en voilier

Nous sommes partis faire le tour du monde en voilier en couple à durée indéterminée. C’était sur un coup de tête, alors que nous n’étions pas marins et ne nous connaissions que depuis quelques mois. Sur les océans depuis septembre 2018, ce changement radical de vie nous a apporté plein d’enseignements.

Se laisser vivre : Au début du voyage, nous voulions visiter le plus d’endroits. Tout était planifié, comme dans notre ancienne vie. Sauf qu’en bateau, la météo et les réparations changent sans arrêt les plans. Alors nous avons appris à apprécier le moment présent et à ne plus stresser quand ça ne se passe pas comme nous le voulons.

Bye bye au consumérisme : La vie moderne nous poussait à acheter les derniers gadgets à la mode pour combler nos frustrations. Mais ça, c’était avant. Quand on voyage au long cours avec un budget limité, on préfère plutôt de collectionner des souvenirs que des biens. Et ça tombe bien, il n’y a pas beaucoup de place pour des bibelots sur un voilier.

La vie est trop courte : Ce voyage nous fait renoncer au confort moderne, au salaire mensuel, à un plan de retraite. Cependant, à quoi ça sert d’attendre un âge hypothétique de la retraite pour profiter de la vie ? Nous avons compris que la vie pouvait basculer à tout moment. Nous préférons vivre avec moins mais profiter tant que nous avons l’énergie et la santé.

Dajana & Ivo - Silkap-tour du monde en voilier
©Silkap

Un voyage en voilier vous fascine ? Vous aimerez Salut au Grand Sud de Isabelle Autissier et Erik Orsenna. Non seulement, vous en apprendrez beaucoup sur la vie en mer, mais en plus, vous aurez la chance de visiter l’Antarctique 😍

15. « travailler à mon compte pour développer des activités qui me ressemblent »

Par Emmanuel du blog VoyageAvecNous

Il paraît qu’il y a des événements qui changent à jamais votre vie ? J’en suis désormais certain ! Après avoir vécu un an au Brésil, un an à parcourir les routes en Australie et 6 mois en Afrique du Sud, le retour en France était vraiment redouté.

Bien sûr le confort du retour était très appréciable, retrouver les amis et la famille, retrouver son lit, son canapé, bref ses habitudes.

Cela fait beaucoup de bien les premières semaines/mois, mais une question revenait sans cesse… Qu’est-ce que ce voyage allait changer dans ma vie ?

Très rapidement, j’ai compris que je ne voulais plus travailler dans la finance, mais plutôt travailler à mon compte pour développer des activités qui me ressemblent.

Fini les chiffres et les euros, place aux émotions !

J’ai commencé par la photo avec des collaborations avec des acteurs locaux, me rapprocher de ma ville était alors devenu naturel pour moi.

J’ai également changé de voie professionnellement parlant en créant des sites web pour des petites entreprises. Plus de contact, un travail à la carte et surtout une liberté géographique qui me plaît bien. Je peux travailler aussi bien de chez moi que depuis le bout du monde (en fonction des projets que j’accepte bien sûr).

Ce voyage aura changé ma vie et je n’imaginais pas il y a 5 ans que je ferais ce choix-là à mon retour.

Sur une plage d'Australie avec VoyageavecNous
Sur une plage d’Australie
©VoyageavecNous

16. « l’importance de certaines choses, et la futilité de tant d’autres »

Par Carole de Linethérapie

1er septembre 2000 : Kingston, Jamaïque.

À l’atterrissage, je ne comprends pas la chaleur ambiante que je respire. Idem en entendant un feu d’artifice…. je ne comprends pas qu’il s’agit en réalité de l’armée qui canarde le ghetto à côté… de la pièce d’à peine 15m2 où nous allons tenter de vivre en sécurité pendant neuf mois.

Se réveiller chaque nuit de peur qu’on force ta porte, marcher dans les rues et se faire insulter, voir une chèvre brouter un arbuste asséché, un mort sur le trottoir, une voiture luxueuse passer, manger des mangues à s’en écœurer, célébrer Noël en pleine canicule, apprécier le piment local, laver nos draps et jeans à la main, prendre les bus ou les taxis illégaux bondés, se faire toucher nos cheveux lisses par des gens qui ne connaissent les « whities » qu’à travers leurs 4X4 blindés ou leurs maisons barricadées…

Violence et misère se mélangent aux paysages paradisiaques.

Un jour la peur, le lendemain la gratitude. Regards bienveillants puis machette ou revolver. Le soleil et soudain le déluge. Alcool, drogue, corruption, incompréhension.

Attente interminable du bus… le beurre qui fond dans ton sac de course, les nids de poule sur la route, une administration corrompue….

Une autre perception du temps, de la confiance, de la vie…

Les Jamaïcains dansent, chantent, prient, les chiens aboient, les colonnes d’enceintes envoient du son bien lourd.

Tu en oublies la peur, la même que ressentent ceux qui ne te ramènent pas chez toi car c’est trop dangereux… Tu marches sans réfléchir, tu rencontres le sourire de gens chaleureux. Ces mêmes qui te courent après le lendemain pour t’agresser… ou t ouvrent leur parapluie parce que tu es sous la pluie battante en débardeur…

Ce n’est que lorsque tu aperçois les côtes européennes que tu te mesures la relativité de l’existence, l’importance de certaines choses, et la futilité de tant d’autres…

Quand tu fais escale à Londres et que tu as l’impression que tous les blancs se ressemblent.

Que tu as froid alors qu’on est en plein mois de juin. Que tu te sens léger et libre d’aller où bon te semble, que tu retrouves le bon goût du fromage, du vin ou des croissants, auxquels tu as tant rêvé…

Alors tu reviens à l’essentiel, et travailles à renforcer l’invisible, ces ressources dans lesquelles tu puises, afin que les fondations du monde que tu choisis de construire soient solides.

Port Antonio - Jamaïque
Port Antonio, Jamaïque
©Linethérapie

17. « changer totalement de mode de vie et devenir nomades à plein temps »

Par Cécile du blog Team Ballet | Devenir une Famille Nomade

En juillet 2016, après avoir vendu notre maison et quitté nos emplois respectifs, nous avons pris la route pour un voyage de 7 mois avec nos deux filles Lou et Ella qui avaient à l’époque 4 et 7 ans. Nous avons parcouru l’océan Indien et l’Asie du Sud-est en sac à dos.

C’était une expérience magique en famille. Une de celles que l’on n’oublie jamais et qui changent votre vie et votre regard sur le monde.

Parce qu’en effet, ce voyage a tout changé…

À notre retour, impossible de reprendre la vie là où nous l’avions laissée en partant. Nous avions profondément changé et nous voulions vivre une vie à la hauteur de nos rêves.

C’est pourquoi depuis notre retour en février 2017, nous mettons tout en œuvre pour changer totalement de mode de vie et devenir nomades à plein temps.

Je me suis reconvertie dans un travail sur le web pour être digitale nomade et nos filles ont quitté les bancs de l’école depuis maintenant 2 ans pour faire l’école à la maison.

Après 3 ans de préparation, nous sommes aujourd’hui prêts pour entamer cette nouvelle vie de nomades à partir de juillet prochain, lorsque le Bichon (c’est mon mari ^^) aura fini son contrat.

Nous prévoyons de voyager tranquillement en restant environ 3 mois à chaque endroit afin de faire des rencontres et de nous imprégner de la vie sur place. Le tout bien sûr, sans date de retour, au gré de nos envies.

Nous avions prévu de quitter la France en octobre prochain, mais vu les circonstances actuelles, il est fort probable que nous ne partions pas très loin dans un premier temps. Qu’à cela ne tienne, nous serons tout de même libres et c’est ça qui compte le plus pour nous !

La famille Ballet, famille nomade digitale
©Team Ballet

18. « le voyage est devenu mon style de vie »

Par Emily – Z du blog TravelAndFilm

Le voyage a toujours fait partie de ma vie car dès mes 18 ans et mon bac en poche, je suis partie en échange toute seule pendant un an aux États-Unis. Lors de mes études à l’université, j’ai à nouveau fait plusieurs échanges d’un an ou six mois aux États-Unis et en Espagne. Et en 2008, j’ai décidé de partir faire le tour du monde en solo pendant un an. Une expérience incroyable de laquelle je ne suis jamais vraiment revenue on peut dire.

Je n’ai jamais pu me réadapter à une vie « normale » ni à rester à Paris toute l’année et encore moins à supporter l’hiver.

Après 19 mois de voyage sans rentrer en France entre 2010 et 2012, j’ai commencé mon blog voyage et j’ai continué à voyager à temps plein. Je suis devenue digital nomade et le voyage est devenu mon style de vie tout simplement.

Le fait de pouvoir gagner sa vie en voyageant et d’être complètement libre est ce que j’aime le plus.

En voyageant solo, je peux aller où je veux quand je veux et ne dois rendre de compte à personne. Et à vrai dire, j’ai bien l’intention de continuer comme cela car c’est un style de vie qui me convient parfaitement.

Emily Z de Travel and Film
©Travel and Film

Pour voyager pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, vous pouvez travailler sur le Web comme Emily, ou opter pour une ou plusieurs solutions de financement passées à la loupe dans cet article.

19. « l’ouverture aux autres »

Par Mathieu du blog Destination – Nouvelle-Zélande

Avant de vous parler de ce que le voyage au long cours a changé dans ma vie, je vais commencer par vous présenter le contexte. Cela faisait maintenant plus de 5 ans que je travaillais dans une grande entreprise et, comme beaucoup, à l’âge de 26 ans, j’ai eu le besoin de changer de vie.

J’ai alors décidé de me lancer dans l’aventure du PVT, le permis vacances travail, en Nouvelle-Zélande. Initialement prévu pour moins d’un an, ce sont 15 mois que j’ai passés en Nouvelle-Zélande à découvrir le pays et ses habitants.

Qu’est-ce que ce voyage a changé ?

Je me sens obligé de vous répondre “TOUT”.

Commençons par mon niveau d’anglais. C’est très simple je suis parti avec un niveau très faible, ne comprenant que très peu lorsque l’on me parlait anglais et je ne vous parle pas de mon expression orale. 15 mois plus tard, mon niveau d’anglais (bien que loin d’être bilingue) est tout à fait honorable et je peux discuter sans trop de mal en anglais, un réel atout lorsque l’on voyage régulièrement.

Autre élément important de ce voyage : je suis parti seul.

Seul pour effectuer les 37h qui m’ont été nécessaires pour rejoindre ce lointain pays mais également seul sur place. Une conséquence évidente de ce genre de voyage est l’ouverture aux autres. Personne ne veut passer 6 mois, 1 an ou 1 an et demi à voyager seul. On s’ouvre inévitablement plus facilement aux autres que lorsque l’on est chez nous, dans notre pays entouré de nos proches.

Dernière chose (importante) qui a changé. Suite à ce voyage j’ai créé un site web : Destination-NouvelleZelande.com, un guide de voyage, en français, spécialisé sur la Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, j’aide des personnes à partir en Nouvelle-Zélande découvrir ce magnifique pays.

Destination Nouvelle-Zélande avec Mathieu
Mont Cook, durant la randonnée de Sealy Tarns Track.
©Destination Nouvelle-Zélande

20. « nouvel état d’esprit »

Par Nicolas du blog Développer sa confiance

Le 27 novembre 2017, je m’apprête à décoller de Nice pour Buenos Aires… J’entame une aventure de 10 mois qui devrait m’amener à parcourir 32.000 kilomètres et à traverser 10 pays, en solo et en sac à dos. Moi qui n’ai jamais dormi dans une auberge de jeunesse de ma vie, je vais faire de ces « refuges » mes demeures pour les 300 prochaines nuits.

La solitude ?

Ce n’est pas d’elle dont j’ai peur !

Passer 10 mois dans une langue qui n’est pas la mienne ?

C’est bon, j’ai des notions, j’arriverai bien à me faire comprendre…

Ce qui m’effraie, ce qui me tétanise, ce qui me terrifie même, c’est…

l’Aventure !

Moi qui n’ai toujours juré que par mon petit confort, mes habitudes, ma petite routine, je m’apprête à faire un grand saut dans linconnu !

Après 12 heures de vol je débarque à l’aéroport Ezeiza de la capitale argentine. L’aventure commence !

On est le 15 septembre 2018, je passe ma dernière soirée à Palermo, quartier touristique de Buenos Aires.

Je profite car le lendemain je rentre en France ! Mêmes habits, mêmes sacs, mêmes chaussures… Mais nouvel état d’esprit !

En 300 jours, j’ai gravi la montagne arc-en-ciel à 5000 mètres d’altitude au Pérou, descendu l’Amazone en dormant dans un hamac, pêché le piranha au Brésil, mangé du cochon d’Inde en Équateur, franchi la mer des Caraïbes en voilier pour joindre les côtes du Panama, vu des geysers au Chili, traversé le plus grand désert de sel du monde en Bolivie… Et vécu tant d’autres aventures.

Au final, j’ai osé, j’ai agi, je sais que désormais je peux dompter mes peurs et que donc tous mes rêves sont possibles !

Nicolas développe sa confiance en Amérique du Sud
©Développer sa confiance

21. « nous avons évolué autant sur un plan personnel que professionnel »

Par Eloïse & Luc du blog L’œil d’Eos

Début 2014 nous avons décidé de marquer une pause dans nos vies, de découvrir le monde et de nous évader de notre quotidien. Nous avions déjà l’esprit voyageur mais c’est à partir de notre tour du monde de 18 mois que nous sommes devenus de véritables addicts. Le 31 décembre 2014 nous nous envolions pour vivre une année en van en Australie suivie de 6 mois de voyage entre l’Asie et les USA. Âgés de moins de 30 ans nous étions partis avec un Working Holiday Visa en Australie et avons gérés nos visas pour les autres pays au fur et à mesure du voyage.

Le but de notre année en Australie était d’alterner entre périodes de travail et de vacances pour découvrir tout le pays, mais aussi pour se faire assez d’argent pour payer la suite de notre voyage. Nous avions de quoi tenir quelques mois et nous financer un van une fois sur place.

Nous savions que ce voyage allait nous transformer mais certainement pas à ce point.

Sur les routes australiennes nous avons appris à lâcher prise, à vivre au jour le jour et à profiter des petits plaisirs simples de la vie. C’était l’aventure de toute une vie, et aujourd’hui nous sommes extrêmement reconnaissants de l’avoir vécu.

Les 6 mois qui ont suivi cette année de Working Holidays Visa nous ont permis de savoir que nous étions débrouillards, endurants et que nous avions une réelle attirance pour la nature et les grands espaces.

C’est à la suite de ces 18 mois de voyage que nous avons ouvert notre blog et décidé de réorienter nos carrières dans le monde de l’image. Grâce à ce voyage au long court nous avons évolué autant sur un plan personnel que professionnel. Un choix que nous ne regrettons pas, une expérience que l’on conseille à tous de vivre au moins une fois dans sa vie. 

L'oeil d'Eos au Grand Canyon
Au Grand Canyon (USA)
©L’oeil d’Eos

22. « revenir en France nous a soudainement paru comme impossible »

Par Valérie du blog Voyage et liberté

Bonjour, je m’appelle Valérie, je suis mariée à Jérôme et nous avons un fils Charles qui a aujourd’hui 10 ans.

Difficile de se souvenir de notre vie d’avant le voyage car le temps a filé à toute vitesse depuis.

Disons que dans le monde d’avant nous étions deux grandes personnes sérieuses et responsables, moi, professeur de droit public à l’Université d’Avignon, mon mari, chef d’entreprise. L’idée de réaliser de grands et longs voyages en famille n’était pas encore à la mode, TF1 et M6 n’avaient pas encore proposé des dizaines de reportages sur cette manière de vivre et les infos étaient encore assez rares sur Internet.

Pour autant, cédant à un besoin très fort de liberté, nous avons pris deux ans pour élaborer notre projet et sommes partis en famille avec notre fourgon aménagé faire le tour de l’Amérique du Sud en 2015-2016. Une année formidable, parsemée de rencontres, de découvertes et … de quelques pannes mécaniques !

Fin mai 2016, nous pénétrions dans le dernier pays de notre road trip, la Colombie. L’accord de paix avec les FARC n’étant pas encore signé à cette époque, nous avions failli renoncer à nous y rendre, pour repartir en Europe depuis l’Uruguay. Et puis, écoutant les voyageurs qui avaient déjà visité la Colombie, nous avons décidé d’y passer nos deux derniers mois.

À cette époque, le sud de la Colombie par lequel nous pénétrions dans le pays était encore très militarisé, mais nous nous y sommes immédiatement sentis bien. Pour autant, l’idée de nous y installer a mis plus d’un mois à germer dans nos têtes.

C’est en arrivant à Guatapé, le jour du solstice d’été 2016, que nous avons ressenti l’impérieux besoin de nous poser là. L’endroit était si beau et les énergies si bonnes que revenir en France nous a soudainement paru comme impossible.

Certes, Jérôme avait toujours ses entreprises et ma disponibilité expirait en septembre, mais nous ne souhaitions plus rentrer dans notre pays. Alors que jusqu’à présent, nous n’avions jamais évoqué l’idée d’un changement de vie. Nous n’étions absolument pas partis dans le but de ne pas revenir.

Notre propre décision nous a nous-mêmes surpris.

En quelques jours nous avons décidé d’acheter une maison et de lâcher notre vie française pour venir y habiter à l’année. Dans les faits, nous sommes quand même rentrés un an en France pour solder tout ce que nous y avions et sommes revenus nous installer dans notre maison colombienne en juillet 2017.

Depuis cette date, nous ne sommes revenus qu’une fois en France. Nous vivons de l’argent que nous avons pu placer suite à la vente des entreprises de mon mari et nous avons ouvert quelques chambres dans notre vaste maison pour y recevoir des voyageurs au long cours.

Certes, l’épidémie de Covid a paralysé cette dernière activité, mais jusqu’alors nous avons eu le bonheur de recevoir plein de francophones formidables.

Nous ne regrettons absolument pas nos choix, même en cette période difficile et si c’était à refaire, nous le referions 1000 fois. Charles a grandi. Il continue à faire l’instruction en famille, mais passe normalement ses après-midis avec des copains au village à faire du sport ou des activités artistiques.

Vue sur le lac de Guatapé en Colombie
Vue sur le lac de Guatapé depuis la maison, Colombie
©Voyage et liberté

La pandémie de Covid-19 a malheureusement paralysé l’activité de Valérie en Colombie. Toutefois, le confinement peut être vu sous un angle positif. Il a en effet constitué une formidable opportunité pour tester la résistance des futurs globetrotteurs à un voyage au long cours. Lire le programme d’entraînement complet !

23. « cette aventure nous a donné une force inimaginable »

Par Mélanie du blog Parenthèse et pointillés

Nous sommes Parenthèse et Pointillés : une famille avec 2 enfants partis, un 27 décembre 2017, 6 mois en Asie du Sud-Est pour un voyage solidaire.

Après avoir passé notre temps à voir des choses dont nous avions toujours rêvé, à rencontrer des gens incroyables en nouant des amitiés intenses, en changeant de lieu quand nous nous ennuyions, à n’avoir aucune responsabilité au-delà de s’assurer que nos enfants aillent bien, après un temps de pure liberté, nous nous sommes rentrés en France un 2 juillet 2018.

Nous avions conscience, au moment de partir, que nous étions en train de réaliser une opportunité immense, mais finalement nous ne savions pas à quel point.

Nous nous sommes rendu compte à quel point notre voyage a été un accomplissement personnel et comment cette expérience avait été un événement extraordinaire pour notre famille que très peu de gens ont l’occasion de faire. Cela nous a changés à tout jamais. Cela a changé notre vision de la vie, de notre travail, de notre conception de l’amitié, et de notre vie de famille.

Dans nos têtes, chaque tiroir est rempli d’un moment de vie et chaque détail rappelle mille autres souvenirs !

Nous nous souvenons de la générosité des personnes qui ont croisé notre route pour 5 minutes comme pour cinq jours. Ces rencontres imprévues, les rencontres au sens large. En voyage, il n’existe aucune barrière, aucune limite. Nous sommes partout et nulle part, nous sommes ce que chaque rencontre crée. Nous sommes dans la vraie vie avec cette incroyable énergie du mouvement. On se sent puissamment vivant.

Nous savons que cette aventure nous a donné une force inimaginable, une capacité à réussir dans notre vie et à réussir ce que l’on veut si on y croit vraiment !

Aujourd’hui, nous pouvons dire que « partir » a été le meilleur choix de notre vie et que ce voyage nous a fait évoluer comme nulle autre chose auparavant.

CE N’EST PAS LA FIN DE QUELQUE CHOSE POUR NOUS, C’EST LE DÉBUT D’AUTRE CHOSE …

Parenthèse et pointillés, toute la famille sur le départ
©Parenthèse et pointillés

24. « repenser notre façon de consommer, de manger, de voyager, de travailler »

Par Claire & Jérémie du blog Soundwave on the Road

Il y a 10 ans, nous terminions tout juste nos études, dans la communication visuelle pour Claire et la technique du son pour Jérémie. En quête de rêves et de liberté, nous sommes partis au bout du monde, sans nous douter que cela changerait profondément notre façon d’envisager la vie.

Plus qu’un voyage, notre expérience en Océanie puis en Asie du Sud Est s’est étalée sur 7 ans (entrecoupée de plusieurs A/R en France).

À travers le slow travel, la vie en van et en sac à dos, en prenant le temps d’explorer les endroits sauvages sur notre route, nous avons ressenti une connexion grandissante à la nature qui s’est affirmée grâce à la photographie, la prise de son et la vidéo.

Nous avons commencé à repenser notre façon de consommer, de manger, de voyager, de travailler. Les rencontres, les échanges de services et volontariats ont également participé au développement de nos convictions, toujours un peu plus à l’écoute de la planète.

L’une de ces expériences a été déterminante dans la découverte de notre vocation. C’était sur la côte Ouest australienne, où nous nous sommes investis dans un programme scientifique de conservation des tortues marines, d’abord sous forme de bénévolat auprès des biologistes puis de manière rémunérée via la création de l’identité visuelle du programme et la production de contenu audiovisuel. Cette expérience nous a fait prendre conscience qu’il y a de nombreux moyens d’apporter sa pierre à l’édifice d’un monde meilleur.

Elle a redéfini notre vision du travail, ouvert les portes du digital nomadisme et du voyage comme une quête de sens.

Nous avons eu envie d’aller à la rencontre d’autres acteurs de la conservation environnementale pour continuer d’apprendre et si possible apporter notre aide à leurs projets, à notre échelle.

C’est ce que nous continuons de faire en Amérique du Nord autant de manière professionnelle que volontaire, tout en vivant à bord de notre van aménagé.

Les voyages sauvages de Claire et Jérémie de Soundwave on the Road
©Soundwave on the Road

25. « prouver au monde entier qu’une économie différente est possible »

Par Briac Barthes, auteur

En 2014, je suis parti six mois en Tanzanie au cours desquels j’ai pu participer à différents projets, et monter un programme de micro-crédit grâce auquel 4 jeunes sont sortis de la rue. Ce résultat m’a convaincu de ma vocation : aider ceux qui sont vraiment motivés à passer de la survie à une vie heureuse. Par ailleurs les différentes expériences avec des ONG lors de ce voyage m’ont permis de me positionner comme dubitatif par rapport à leur travail qui se veut souvent bon, mais ne permet pas une vraie émancipation de leurs bénéficiaires.

4 ans plus tard, en recherche d’aventure, je suis retourné en Tanzanie pour faire des études de marché, déterminer les besoins des gens dans les villages ruraux, et décider de comment créer une entreprise qui serait rentable mais aurait pour but premier d’aider les gens dans les villages à obtenir une meilleure qualité de vie. C’est ainsi qu’avec mes deux associés nous avons créé hiLyte, une entreprise qui vise à apporter de l’énergie propre et très peu chère en zone rurale.

En Tanzanie, la société forme des jeunes motivés à la fois sur la production de produits solaires (tout l’assemblage est fait en Tanzanie), sur les systèmes informatiques de gestion d’une entreprise, et sur la gestion et la vente en général. Tout cela pour permettre aux gens isolés d’avoir une lumière pour étudier et de pouvoir charger leur téléphone et radio pour avoir accès à l’information.

Je suis désormais convaincu que le but de l’économie est le bonheur aussi bien des clients que des employés. Après avoir permis à quelques personnes de sortir de la rue lors de ce premier voyage, je compte bien changer la vie de beaucoup de Tanzaniens avec hiLyte, et garde pour objectif final de prouver au monde entier qu’une économie différente est possible.

Hilyte, entreprise créée en Tanzanie sous l'impulsion de Briac Barthes
En pleine formation pour le développement de Hilyte
©Briac Barthes

Pour voyager plus responsable et engagé et avoir un impact positif pour le/les pays que vous visitez, le guide TAO Monde donne quelques pistes si vous ne savez pas du tout par où commencer.

26. « en un an, on a pris de nouvelles habitudes »

Et moi dans tout ça ?

Mon avis sur le voyage longue durée et les changements qu’il apporte est-il différent de tout ce que vous avez pu lire jusque-là ?

Pas vraiment.

J’ai pu me retrouver dans beaucoup d’entre eux.

À tel point que je pourrais me contenter de reprendre quelques citations de-ci de-là pour en faire mon propre témoignage !

Mais non, je vais me plier à l’exercice, difficile, pour parler du voyage de ma vie.


Je commence par résumer brièvement pour ceux qui arrivent sur La Voyageothèque pour la première fois. En 2017, notre camping-car embarque sur un cargo. Nous le récupérons à Halifax, dans la province canadienne de Nouvelle-Écosse et, pendant 11 mois, je parcours les routes du Canada, des États-Unis et du Mexique avec mon mari et mes deux enfants. Un voyage familial inoubliable. Du temps pour moi, du temps pour nous, pour être ensemble.

Qu’est-ce que ce grand périple familial a changé à notre vie ?

Notre façon de consommer. Peu consommateurs avant le voyage, nous le sommes encore moins aujourd’hui. Acheter moins mais mieux est une recherche désormais permanente. Consommer local, bio, équitable, écoresponsable, sain, sont devenus nos plus grandes préoccupations après avoir passé des mois dans le pays de la malbouffe (les USA).

Prise de conscience écologique. Amas de plastique au bord des routes au Mexique, gestion désastreuse des déchets que l’on n’arrive pas à cacher là-bas, des moments forts du voyage que l’on ne retrouve pas dans nos photos, mais qui nous ont marqués à jamais. De plus, la gestion des ressources en camping-car (réserve d’eau, autonomie énergétique) nous a appris à être plus économes. En un an, on a pris de nouvelles habitudes.

Profiter de la vie. Cela faisait déjà partie de nos priorités. Sinon, je pense que l’on n’aurait jamais pris l’initiative d’un tel voyage. Toutefois, c’est devenu encore plus présent, jusqu’à envisager une nouvelle carrière professionnelle me concernant, afin d’être davantage en accord avec moi-même, mes valeurs, mes aspirations. 2 ans après notre retour, je m’engage véritablement dans une nouvelle voie, faite d’écriture et de voyage, à travers deux blogs, la publication de livres et de guides :

  • La Voyageothèque accompagne les futurs globetrotteurs à préparer leur voyage longue durée, puis à publier le récit de leurs aventures
  • Parenthèse nomade partage des itinéraires de road trip en camping-car.

Un virage professionnel que je n’avais pas eu le courage de prendre il y a 10 ans et rendu possible par ce voyage qui m’a donné confiance et m’a confortée dans mes choix.

Carine Poirier en rando à Bryce Canyon (USA)
À Bryce Canyon (USA)
©Carine & Nicolas Poirier

Voyage longue durée et changement de vie, que retenir de ces expériences ?

Ces quelques témoignages vous auront peut-être persuadé qu’entreprendre un voyage au long cours peut vous permettre de changer de vie afin d’être plus en accord avec vos aspirations, vos envies, vos valeurs.

C’est en partie vrai.

Attention ! Ce n’est pas une garantie.

Ce voyage au long cours changera votre vie si vous êtes suffisamment à l’écoute de vous-même, si vous décidez d’appliquer certains des enseignements appris pendant votre périple. Ce n’est pas le voyage en lui-même qui a ce pouvoir, mais ce que vous en faites.

Vous choisirez ou pas de saisir certaines opportunités, de prendre un virage, de donner de l’importance à certaines rencontres, à certains lieux, ou pas. Vous êtes le seul maître à bord. Et pour arriver à faire cela, il faut aussi avoir accompli un certain voyage intérieur.

Un voyage intérieur qui doit probablement pouvoir être réalisé tout en restant chez soi. Sans nécessiter de courir à l’autre bout du monde. C’est exact.

Toutefois, je pense que le voyage longue durée constitue une sorte de catalyseur. Un accélérateur de prise de conscience. Probablement que le voyage intérieur peut être réalisé chez soi, mais qu’il prendra alors plus de temps.

Ce qui est si précieux dans le voyage longue durée, c’est qu’il met du temps à votre disposition. De plus, le fait d’être éloigné de ses habitudes, de perdre ses repères oblige à repenser son mode de vie, sa façon d’appréhender le monde. On s’inspire aussi des cultures que l’on découvre, des gens que l’on rencontre. Le voyage permet alors de se recentrer sur l’essentiel et d’envisager de nouvelles possibilités.

Et, si vous n’avez aucunement l’intention de changer de vie en entreprenant une telle aventure personnelle, ce qui était le cas de beaucoup d’entre-nous au départ, méfiez-vous ! Ça pourrait tout de même chambouler pas mal vos certitudes…

Maintenant que je vous ai mis des idées plein la tête avec cet ensemble de témoignages, à quand votre tour ?

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Comment un voyage longue durée peut-il changer une vie ?
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23 commentaires

    • Carine

      Cela tient à toutes les participations de voyageurs aux profils variés 🙂
      Merci pour votre fidélité Caroline 🙂

  • Voyageursdevie

    Super article très complet, il y a des témoignages très intéressants. Les articles collaboratifs c’est vraiment très sympa pour avoir différents points de vue. Merci pour ce travail !

    • Carine

      Tout à fait ! Cela permet de voir à la fois les voies diverses qu’ont prises ces voyageurs à leur retour, mais de constater également qu’il existe bien des points communs dans ce type d’expérience.

  • Enora - Les Géonautrices

    Génial cet article ! C’est super intéressant de voir comment chacun vie ce type de voyage/aventure ! 🙂 Je me retrouve beaucoup dans certains témoignages. Mon voyage d’un an en Amérique latine a été pour moi un véritable déclancheur à de nombreux niveaux de ma vie (pro, philosophie de vie, aspirations, valeurs, engagements, etc.). Et j’ai vraiment eu un avant et après le voyage. Un voyage au long cours ouvre vraiment sa vision et son esprit et on en revient souvent changé. C’est une expérience que je souhaite à tout le monde pour en revenir plus riche humainement et plus ouvert au monde.

    Cet article devrait être bien utile à bon nombre de personnes qui n’osent pas encore sauter le pas mais qui au fond d’eux en auraient bien envie ! 🙂

    • Carine

      Merci pour ton commentaire Enora 🙂
      Il permet d’enrichir encore cet article avec un nouveau témoignage !

  • Brigitte

    Du contenu riche rédigé par une belle plume, que demander de plus ? Une fois de plus, bravo Carine !

    • Carine

      Merci Brigitte pour ce commentaire élogieux.
      Je ne suis pas la seule à avoir écrit dans cet article. Je n’ai fait que soutenir 25 globetrotteurs et leurs témoignages inspirants rédigés de leur main.
      Merci d’être une si fidèle lectrice.
      A bientôt.

  • Blanchy val

    Un article très riche qui résonne en nous, qui sommes des nomades depuis septembre dernier. Le voyage est une vie à part entière qui nous épanouis totalement nous et nos 2 enfants. Nous changeons notre perception de vour les choses, nos ressentis évoluent tout comme nos envies. Nous avons embrasser cette vie sans délai de durée et espérons que cela durera longtemps. Mais on sait que cela nous changera et que si nous devions être sédentaire à nouveau beaucoup de choses seront modifiées comparées à notre vie précédente.

    • Carine

      Bonjour !
      Merci pour ce témoignage qui vient compléter l’article.
      On voit que les changements s’opèrent assez tôt pendant le voyage.
      Au plaisir de suivre vos découvertes familiales autour du monde 🙂

  • Nicolas Berclaz

    Whaouuuu, merci merci pour cet article inspirant et qui me donne envie de tout plaquer et de partir en voyage.
    Adopter un rythme plus lent, évoqué par Céline est une idée qui me plaît particulièrement.
    La question n’est plus maintenant d’hésiter entre partir où non, juste de fixer la date du départ 😉
    Merci pour cette impulsion Carine

    • Carine

      Oh oui, beaucoup de voyageurs longue durée font l’éloge de la lenteur… même si cela n’a pas été retranscrit dans tous les témoignages. Je ne leur ai laissé que 300 mots pour écrire, alors ils ont dû fortement se restreindre !
      Je ne peux que t’encourager à franchir le pas.
      Au plaisir de te revoir ici pour nous dire où tu en es dans tes projets 🙂

  • isabelledepatie

    Merci pour tous ces partages. Personnellement, je pris 2 années de retraite à l’avance ! une a mes 30 ans et un autre a mes 40ans. Ça m’a vraiment fait du bien aujourd’hui je me sens beaucoup plus riche d’expérience.

    • Carine

      Tout ce qui est pris n’est plus à prendre 🙂
      Une très bonne idée de prendre un acompte sur la retraite !

    • Carine

      Merci pour ton commentaire Julia.
      Si cet article te motive, alors c’est qu’il a atteint son but 😉
      Il n’y a plus qu’à passer à l’acte !

  • lartdesereconvertir

    Super article, je trouve ça génial d’avoir réunit tous ces voyageurs pour parler de leur expérience. Cela me motive dans mon envie de partir plusieurs mois et je vais prendre le temps de relire chaque expérience pour bien m’imprégner de tout ça 😊 merci

    • Carine

      Merci d’avoir pris le temps de commenter.
      Pour approfondir, n’hésitez pas à consulter les blogs ou les réseaux sociaux de chacun des participants en lien dans l’article.
      Bonne lecture !

  • Christine Elaire

    Que de beaux témoignages dans cet article ! Des parcours différents et tout aussi motivants.
    De plus en plus de personnes prennent conscience que ce sont les expériences que nous vivons qu’il faut privilégier. « Etre plutôt qu’avoir » 😊
    Un crédo auquel nous nous rattachons depuis 7 ans, depuis ce jour, où nous sommes partis pour une vie de nomadisme digital à plein temps en famille.
    Un changement de mode de vie que nous ne regrettons pas !
    Quand on goûte à la liberté que le voyage procure, c’est très difficile d’y renoncer.
    En tout cas, en ce qui nous concerne, cela n’est toujours pas au programme ! 😊

    • Carine

      Merci pour cette participation complémentaire à l’article Christine.
      Sur les routes depuis 7 ans ! Quel beau programme !

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